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Pourquoi pas du soja en Eure-et-Loir ?

Faut-il cultiver du soja dans le département? Pourquoi pas, ont répondu les agronomes de la chambre d’Agriculture et de Terres Inovia lors d’une visite d’essais le 22 septembre, à Neuvy-en-Dunois.

Le 22 septembre, à Neuvy-en-Dunois. De nombreux agriculteurs se sont intéressés aux essais soja proposés par la chambre d’Agriculture et Terres Inovia.
Le 22 septembre, à Neuvy-en-Dunois. De nombreux agriculteurs se sont intéressés aux essais soja proposés par la chambre d’Agriculture et Terres Inovia.

« Sur le papier, c’est relativement simple : il faut semer, inoculer, désherber et récolter », a lancé à propos de la culture du soja l’agronome de la chambre d’Agriculture, Dominique Delaunay, lors d’une visite d’essais organisée avec Terres Inovia le 22 septembre, sur une parcelle de Bruno et Vincent Bigot à Neuvy-en-Dunois.

Une trentaine d’agriculteurs est donc venue voir s’il était opportun de cultiver cette légumineuse en Eure-et-Loir, d’autant qu’un volet commercialisation était prévu à l’issue de la visite.

Ces essais portaient sur la densité de semis d’une part et sur le comportement de trois variétés — ES Mentor, Tourmaline et Sultana — en situation irriguée et non-irriguée.

Après un mois et demi de sécheresse, le soja non-irrigué était déjà jaune et perdait ses feuilles. En situation irriguée les plantes commençaient à virer, offrant des couleurs allant du vert foncé au jaune flamboyant selon les variétés et leur précocité.

Mais il faudra attendre la récolte, mi-octobre, pour connaitre les résultats de ses essais.

De fait, la densité de semis et l’irrigation conditionnent étroitement le coût de production du soja. 

Sur le plan technique, son irrigation se conduit comme celle du maïs mais avec plus de souplesse. Et la difficulté principale de la culture réside dans la réussite de la levée. Celle-ci doit être rapide pour que la hauteur de la première gousse soit la plus haute possible afin de minimiser les dégâts de gibier et les pertes à la récolte. 

En matière de commercialisation, de nombreuses pistes s’ouvrent pour les exploitants euréliens du fait d’une demande croissante en soja non-OGM.

Deux représentants de la filière nutrition animale du groupe LDC, Vincent Bernard et Nicolas Marhadour, ont répondu à l’invitation de la chambre d’Agriculture ce 22 septembre : « Nous essayons de mettre en place une filière entre la Sarthe et l’Eure-et-Loir. Nous avons une enveloppe pour inciter et surpayer. Nous nous sommes donné quatre ans. L’objectif est d’atteindre mille hectares pour investir dans une unité de trituration », ont-ils expliqué.

Ils sont prêts à payer jusqu’à 450 euros la tonne.

De son côté, le groupe Axéréal monte une filière autour de Beaugency (Loiret) et achète le grain autour de 320 euros la tonne.

Et pour sa part, la coopérative Bonneval Beauce et Perche est également intéressée, elle l’a acheté 315 euros la tonne en 2015, peut-être 350 cette année...

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