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Prix des bovins : les éleveurs d'Eure-et-Loir mobilisés

À l'appel de la FNB, de la FNSEA et de JA, des éleveurs, dont des Euréliens, se sont mobilisés devant des sites du groupe Bigard pour dénoncer la baisse des prix des bovins et défendre l'avenir de la filière.

Mardi 28 juillet, à Cherré (Sarthe). « Nous avons besoin d'un cap et d'un avenir », sont venus dire les éleveurs bovins aux établissements Bigard.
Mardi 28 juillet, à Cherré (Sarthe). « Nous avons besoin d'un cap et d'un avenir », sont venus dire les éleveurs bovins aux établissements Bigard.
© FNSEA CVL

Près de 1 500 éleveurs se sont mobilisés mardi 28 juillet devant plusieurs sites du groupe Bigard, à l'appel de la Fédération nationale bovine (FNB), de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs. En Centre-Val de Loire, des éleveurs d'Indre-et-Loire et d'Eure-et-Loir ont participé au rassemblement à Cherré (Sarthe) pour dénoncer la baisse injustifiée des prix des bovins et demander des perspectives pour l'avenir de la filière.

À Cherré, les échanges avec les responsables du groupe Bigard ont permis aux éleveurs d'exprimer leurs inquiétudes face à une situation jugée incohérente. Alors que les disponibilités en animaux sont historiquement faibles et que tous les acteurs affichent leur volonté de préserver la souveraineté alimentaire, les prix continuent pourtant de reculer.

Pour Jacky Girard, président de la section régionale bovine de la FNSEA Centre-Val de Loire, cette mobilisation dépasse la seule question du prix : « Nous avons volontairement abordé le sujet sous l'angle de l'avenir de l'élevage. Aujourd'hui, les banques hésitent à accompagner les éleveurs, que ce soit pour financer l'achat de fourrages ou les projets d'installation. Si nous voulons maintenir un élevage bovin en France, il faut redonner de la visibilité et des perspectives. Nous attendons de Bigard un message positif sur ses besoins à moyen et long terme. On ne peut pas piloter une filière stratégique semaine après semaine. L'organisation du marché doit permettre de construire l'avenir, pas de subir une logique de court terme ».

La FNB poursuit désormais ses échanges avec les opérateurs afin d'obtenir un arrêt de la baisse des prix et des engagements concrets en faveur de la pérennité de l'élevage bovin français.

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