Santé
Processionnaires du chêne : le Loiret et l'Eure-et-Loir concernés
Entre mai et juillet, les chenilles processionnaires du chêne présentent un risque pour la santé humaine et animale en raison de leurs poils urticants. En Centre-Val de Loire, leur présence a surtout été identifiée dans le Loiret et en Eure-et-Loir, selon l’Agence régionale de santé.
Entre mai et juillet, les chenilles processionnaires du chêne présentent un risque pour la santé humaine et animale en raison de leurs poils urticants. En Centre-Val de Loire, leur présence a surtout été identifiée dans le Loiret et en Eure-et-Loir, selon l’Agence régionale de santé.
Dans le Loiret, les espaces plantés de chênes appellent à la vigilance à l’approche de l’été. Dans une publication mise à jour en février 2025, l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire indique que « la présence de processionnaires du chêne a surtout été identifiée en Eure-et-Loir et dans le Loiret », même si des foyers peuvent être observés dans l’ensemble de la région. L’ARS précise que cette situation repose sur des données croisées de plusieurs organismes, dont Fredon, l’Inrae, le Département de la santé des forêts et l’Office national des forêts, à partir d’observations enregistrées entre 2007 et 2022.
Moins connue que la processionnaire du pin, la chenille processionnaire du chêne, Thaumetopoea processionea, vit en colonies sur les chênes. Elle forme des nids soyeux sur les troncs ou les grosses branches. Les chenilles se déplacent en procession pour se nourrir des feuilles. Selon l’Observatoire des chenilles processionnaires, piloté par Fredon France, leur période à risque se concentre entre mai et juillet, lorsque leurs poils urticants sont libérés dans l’environnement.
Un risque sans contact direct
Microscopiques, ces poils peuvent être transportés par le vent et se déposer sur les vêtements, les équipements, la végétation ou les animaux. Le risque d’exposition ne nécessite donc pas de toucher directement une chenille ou un nid. Il peut concerner les riverains, les promeneurs, les propriétaires de jardins ou les agents intervenant dans les parcs et espaces boisés. Les poils urticants peuvent provoquer des démangeaisons, des éruptions cutanées, des irritations des yeux ou des voies respiratoires. Des réactions plus sévères peuvent survenir chez les personnes sensibles. Les animaux domestiques peuvent également être touchés. Le danger ne disparaît pas avec les chenilles. Même vides, les nids peuvent conserver des poils urticants pendant plusieurs années. La manipulation d’un ancien nid ou d’un insecte mort reste donc à éviter.
Ne pas détruire un nid soi-même
En cas de présence suspectée sur un chêne, Fredon France recommande de ne pas toucher les chenilles ni leurs nids et d’éviter les zones infestées pendant la période à risque. Le port de vêtements couvrants est conseillé en cas d’exposition possible, ainsi que le lavage des vêtements après un passage à proximité d’arbres concernés. En cas de réaction cutanée, oculaire ou respiratoire, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Fredon Centre-Val de Loire conseille également de faire appel à une entreprise spécialisée pour toute intervention sur un arbre infesté et rappelle qu’un nid ne doit pas être détruit seul. Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont classées nuisibles pour la santé humaine dans le Code de la santé publique depuis 2022.
Des signalements pour mieux suivre leur présence
Une plateforme de signalement est accessible aux habitants, aux collectivités et aux professionnels afin de déclarer la présence de chenilles processionnaires ou de nids. Ces informations doivent permettre de compléter les connaissances sur leur implantation et d’orienter les réponses locales, entre surveillance, prévention ou intervention lorsque celle-ci est nécessaire.