Syndicalisme
Protection des captages d’eau : la FNSEA et JA tirent la sonnette d’alarme
Dans un communiqué publié lundi 12 octobre, la FNSEA et Jeunes agriculteurs alertent sur les conséquences économiques d’un projet de décret relatif à la protection des captages d’eau potable.
Dans un communiqué publié lundi 12 octobre, la FNSEA et Jeunes agriculteurs alertent sur les conséquences économiques d’un projet de décret relatif à la protection des captages d’eau potable.
La protection de la qualité de l’eau ne doit pas se faire au détriment de l’activité agricole. C’est le message adressé lundi 12 octobre par la FNSEA et Jeunes agriculteurs, qui s’inquiètent des orientations envisagées dans un projet de décret sur la protection des captages d’eau potable. Si les deux organisations réaffirment leur engagement en faveur de la préservation de la ressource, elles dénoncent des mesures jugées trop contraignantes et insuffisamment adaptées aux réalités des territoires. Les seuils proposés pour déclencher des restrictions, leur manque de ciblage et leur application immédiate pourraient, selon elles, fragiliser certaines productions, voire remettre en cause des filières agricoles entières.
Des conséquences économiques à évaluer
Les syndicats pointent notamment l’absence d’évaluation précise des répercussions économiques des nouvelles obligations. Changements de pratiques, baisse des rendements ou investissements supplémentaires pourraient peser lourdement sur la rentabilité des exploitations. Ils s’interrogent aussi sur les financements prévus pour accompagner ces transitions. Pour la FNSEA et JA, les dispositifs ne doivent pas être financés par un redéploiement des budgets agricoles existants, notamment ceux de la Politique agricole commune. « Il est indispensable de chiffrer précisément les conséquences de ce décret et d’identifier les moyens d’accompagnement nécessaires », insiste Jocelyn Dubost, président de Jeunes agriculteurs. Il demande que les représentants agricoles soient associés aux prochaines discussions. De son côté, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, appelle à des mesures « proportionnées aux enjeux de chaque territoire et aux financements disponibles ».
Les deux organisations demandent ainsi une révision du projet réglementaire et une véritable concertation avec la profession. Elles souhaitent que la protection de l’eau s’accompagne de solutions économiquement viables pour les exploitations et les filières concernées.