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Récolte 2015 en Seine-et-Marne : une bonne surprise

Rendements et qualité sont au rendez-vous pour la récolte estivale 2015 en Seine-et-Marne, sauf pour les féveroles.

Début août la moisson s’achève en Seine-et-Marne. Seules quelques parcelles d’orge de printemps et de féveroles restent à récolter.
Début août la moisson s’achève en Seine-et-Marne. Seules quelques parcelles d’orge de printemps et de féveroles restent à récolter.

« La moisson 2015 est une bonne surprise, tant pour les rendements que pour la qualité. Les craintes que nous avions à la mi-juin ont été balayées et nous avons eu une bonne surprise », résume Luc Le Pete, en charge de la Brie-est chez Acolyance.

Chez Valfrance, en ce début août, la collecte d’été est en hausse de 3 % par rapport à 2014 pour s’établir à 490 000 tonnes en raison de bons rendements.

En blé, les résultats sont bons quelle que soit la variété. Ils sont largement supérieurs à l’an passé dans les « petites » terres. Poids spécifiques et taux d’Hagberg corrects, aucune maladie à signaler, seul le taux de protéines est limite (environ 10,8) et inférieur à la moyenne décennale. Ce ne sera toutefois pas un élément de difficulté pour la mise en marché. 

Quant au rendement moyen, il s’établit à 87,5 q/ha sur les secteurs Acolyance  et Valfrance avec une grande hétérogénéité (70 q à 130 q/ha).

Certains parlent de moisson record alors que, ailleurs, la période de forte chaleur et de sécheresse a laissé des traces, en particulier, sur les cultures ayant un enracinement moindre.

Concernant les escourgeons, la qualité est bonne tout comme le taux de protéines (10,2), un très bon calibrage et des rendements moyens de 87-88 q/ha sont à noter dans l’est seine-et-marnais.

Le constat est similaire pour les orges de printemps, avec toutefois des nuances en fonction de la date de semis. Les parcelles implantées fin janvier sont très bonnes (85 à 90 q/ha chez Acolyance, bon PS et un taux de protéines de 9,5) alors que celles semées plus tard ont souffert de la sécheresse avec un manque de pieds et de grains. Les rendements s’établissent alors dans une fourchette allant de 65 à 70 qx/ha sauf dans le sud de la Seine-et-Marne où ils décrochent. La coopérative 110 Bourgogne annonce des rendements moyens autour de 50 q/ha.

Des productions plus rares comme l’avoine (80 q/ha et un bon PS) et le pois s’en sortent bien.

En colza, 2015 restera comme une année moyenne, mais meilleure que les prévisions datant de juin. Les taux d’humidité sont bas (6 à 6,8 %) et les rendements très hétérogènes, de 30 à 45 q/ha de moyenne selon les secteurs.

Le bémol porte sur les féveroles, « une année noire » selon Denis Simon, directeur de Valfrance. Les rendements ont faibles -25 à 30 q/ha- et la qualité mauvaise en raison d’un taux de grains bruchés élevés suite à un vide technique au niveau des produits phytosanitaires.

Les opérateurs sont unanimes pour alerter sur la récolte qui reste, le maïs, qui, selon les parcelles, appelle à toutes les craintes. 

Cette récolte aura été marquée par la multiplication des départs de feux. Sur la seule journée du 16 juillet, vingt-cinq feux se sont déclenchés, ravageant près de 260 hectares selon le service départemental et de secours de Seine-et-Marne. Ce dernier dénombre aussi 96 feux de chaumes et cultures, soit 141,65 hectares détruits durant la première quinzaine de juillet.

Fin juin, 116 départs de feux pour 102 ha de chaumes et de cultures avaient déjà été comptabilisés. Les données de la deuxième quinzaine de juillet ne sont pas encore disponibles, mais seront en nette régression.

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