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« Reconnaître notre métier à sa juste valeur »

Dans un entretien, Alexandre Pelé, président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) Centre-Val de Loire, fait un point sur l’actualité betteravière.

© Olivier Joly

Quel bilan tirez-vous de la campagne 2018 ?
Alexandre Pelé : C’est une campagne qu’on devra oublier car elle n’est pas très bonne en termes de rendements. Beaucoup de facteurs se sont ligués contre nous : météo, cercosporiose et rhizomanie.

Comment réagissez-vous à l’augmentation des coûts de production ?
A.P. : Le marché étant mondial, j’invite chaque planteur à regarder ses coûts de production : les deux plus gros postes sont l’arrachage et les semences. Le prix de ces dernières a fortement augmenté : nous demandons à ce qu’il soit stabilisé, voire réduit. Par ailleurs, la technologie ne doit pas être superflue et être un prétexte à une augmentation significative du prix de vente des machines. C’est vrai pour le matériel d’arrachage et pour le matériel agricole de manière générale.

La CGB soutient le contrat de solutions porté par la FNSEA : quels sont les enjeux ?
A.P. : Renouer le dialogue avec le grand public et avoir une meilleure performance économique et environnementale. Pour notre filière, cela passe par le développement des variétés résistantes aux maladies.

Un mot sur l’interdiction des néonicotinoïdes en traitement de semences ?
A.P. : Syndicalement, c’est une déception car nous avions de nombreux arguments à faire valoir : culture biannuelle, la betterave ne produit pas de fleur. La décision du gouvernement ne sera jamais comprise par les planteurs même si le Teppeki vient d’être homologué.

Que pensez-vous des biocarburants ?
A.P. : C’est une solution pour le consommateur et un débouché pour nos betteraves. Un travail de longue haleine !

Qu’attendez-vous de l’année 2019 ?
A.P. : Des rendements normaux, une remontée des prix et une reconnaissance de notre métier à sa juste valeur !

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