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Irrigation
Récupérer et dépolluer les eaux usées

A l’occasion des portes ouvertes Innov’action organisées par la CRAC (chambre régionale d’agriculture du Centre), la pépinière les Trois Chênes située à Saint Cyr en Val et gérée par de David Long et sa sœur Laurence, présente son innovation.

A l’occasion des portes ouvertes Innov’action organisées par la CRAC (chambre régionale d’agriculture du Centre), la pépinière les Trois Chênes située à Saint Cyr en Val et gérée par de David Long et sa sœur Laurence, présente son innovation. Depuis 2004, la famille Long cherche des solutions pour traiter traiter ses eaux d’arrosage. « Nous consommons environ 100 000 m3 d’eau par an et nous en récupérons et retraitons 95%. Toutes nos structures sont étudiées pour ramener l’eau dans les bassins, nous avons des rigoles, des filtres, des drains qui ramènent toute cette eau dans trois bassins »

Situer dans la zone de captage rapprochée de la ville d’Orléans, David Long explique « Vu la quantité d’eau que l’on rejette, si nous devions passer par les réseaux classiques uniquement, la ville d’Orléans serait rapidement submergée. Il nous fallait donc une méthode alternative. »

 

L’idée : récupérer un maximum d’eau et la filtrer à l’aide de plantes aquatiques, semi-aquatique et classiques. « Quand il y a très peu d’eau, ce sont les plantes aquatiques qui dépolluent via les racines : la rhizofiltration. Quand l’eau monte, les plantes semi aquatiques prennent le relais. Aussi, on a des plantes à très forts développements et en dernier recours, on a une filtration avec différents strates de gravier »

 

Pour dépolluer l’eau, David Long n’utilise aucun produit chimique. « Les plantes dépolluent les hydrocarbures, les polluants phytosanitaires, mais il reste les maladies, il faudra réutiliser des produits pour rendre l’eau apte à nos cultures donc on ne le fait pas »

 

Pour vérifier la dépollution, David Long a fait appel à un pêcheur. « Nous y avons mis des poissons. En 2004, nous avions 80% de mortalité, depuis 2011, il n’y a plus de mort. Un véritable écosystème s’est mis en place avec la présence de canards, un héron et de nombreuses mésanges».

Même l’entretien des bordures est fait naturellement grâce à des oies qui viennent manger la mauvaise herbe !

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