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Rencontre sur le terrain avec Patrick Septiers

Le président du Département s’est rendu sur une exploitation agricole à Vaux-le-Pénil le 8 juillet pour échanger avec la profession.

En ce début de moisson, période cruciale pour le secteur agricole, le président du conseil départemental de Seine-et-Marne, Patrick Septiers, a souhaité se rendre sur une exploitation agricole et échanger avec la profession. Ainsi, le lundi 8 juillet, il s’est rendu à Vaux-le-Pénil chez Daniel Hervillard.

Retraité depuis peu, celui-ci a transmis son exploitation à sa fille.

Cette exploitation de polyculture accueille des chevaux de course en pension sur les pâtures. Depuis peu, des animaux de race charolaise sont en cours d’introduction pour développer la vente directe.

Absence d’abattoirs, de vétérinaires, systèmes de distribution… sont autant de difficultés rencontrées alors que le développement des filières courtes est demandé par la population locale et les politiques. Dès cette année, onze bêtes seront en finition sur ce site.

À terme, l’objectif est de commercialiser une quarantaine de bêtes par an.

Sur cette exploitation aux portes de l’agglomération de Melun, le voisinage n’est pas toujours facile. «  La population veut la campagne avec tous les avantages de la ville. Ils ne sont pas toujours indulgents avec nos travaux. S’ils veulent la campagne, qu’ils assument  », lance Daniel Hervillard.

Gens du voyage, phytosanitaires, circulation des engins agricoles, des sujets très prégnants sur ce secteur ont été abordés. «  Nous ne sommes pas responsables de tout  », insistent les agriculteurs présents.

Des sujets nationaux voire mondiaux ont été abordés par les exploitants agricoles avec le président du Département. «  On brade l’agriculture au profit d’autres secteurs. Pour la première fois, la balance commerciale agroalimentaire de la France avec l’Europe est déficitaire  », a alerté le président de la FDSEA 77, Cyrille Milard alors que les accords du Mercosur étaient dans toutes les têtes. «  De plus, on va tromper le consommateur en achetant des produits avec des règles différentes, a surenchéri le vice-président de la chambre d’Agriculture, Guillaume Lefort. L’accord du Mercosur c’est l’équivalent pour le sucre de sept sucreries qui va entrer  ».

Concernant la moisson, si les premiers résultats en orge d’hiver sont corrects, des inquiétudes apparaissent suite à la canicule sur le remplissage des grains.

Autre sujet évoqué  : la gestion des ressources en eau - les précipitations ne sont pas moins nombreuses mais les cycles irréguliers -, d’où la demande de la profession de pouvoir la stocker. La profession a demandé au président Septiers un accompagnement positif sur ce sujet.

Laurence Goudet-Dupuis

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