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Résultats 2022 et perspectives pour 2023 selon AS 28

Accompagnement stratégie Eure-et-Loir (AS 28) a analysé les résultats 2022 des exploitations de ses adhérents et livre ses projections.

En 2022, tous les facteurs se sont conjugués pour assurer de bons résultats pour les exploitations euréliennes mais tout change ou presque en 2023.
En 2022, tous les facteurs se sont conjugués pour assurer de bons résultats pour les exploitations euréliennes mais tout change ou presque en 2023.
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Comme elle le fait chaque année, l'association Accom­pa­gnement stratégie Eure-et-Loir (AS 28) a procédé à l'analyse des résultats consolidés des exploitations après la récolte 2022 et a évalué les perspectives économiques de celles-ci après la dernière récolte. Soline Deniau, conseillère d'entreprise chez AS 28, a réalisé cette étude.

Statistiques robustes

« Nos statistiques portent sur les chiffres des exploitations de l'ensemble de nos adhérents et sont donc robustes, précise-t-elle. Le système le plus représenté est le système Scop avec de 80 à 160 hectares. Sur 2022, les rendements moyens sont bons. Ce qui est frappant, ce sont les prix de vente hauts, supérieurs aux cours historiques, et des intrants achetés avant la flambée due au conflit russo-ukrainien. Ce qui engendre des performances économiques très favorables ».

Soline Deniau ajoute qu'en élevage les résultats sont bons également et dépassent les précédents records de 2021. De fait, les prix du lait et de la viande ont atteint des sommets dans un contexte de disponibilité assez faible.

En chiffres, l'Excédent brut d'exploitation (EBE) par hectare en 2022 se situe autour de 1 200 euros en Scop et pour les systèmes laitiers, il frise les 1 600 euros en Scop avec des cultures de légumes, et 800 euros en viande.

Le tournant de 2023

Après ces deux années atypiques, 2023 marque un tournant. « Nos projections pour 2023 s'établissent à partir des résultats de 2022 auxquels on apporte des corrections par un indicateur d'évolution des coûts d'intrants sur les comptabilités, les prix du grain et l'indice Ipampa de l'Insee », explique la conseillère d'entreprise.

Et pour elle, ce qui est frappant c'est la hausse des intrants (engrais, produits phytosanitaires et semences) d'au moins 20 % et celle des cotisations sociales après deux bonnes années : « Ça pèse sur l'EBE en 2023, voire plus longtemps pour ceux qui sont en moyenne triennale (environ la moitié des adhérents). Nous constatons aussi une légère baisse des charges de mécanisation ».

Quant aux prix : « Ils baissent eux aussi mais restent bons par rapport à l'historique de ces dernières années. Au final, l'EBE à l'hectare reste dans la moyenne olympique. Il n'y a pas vraiment d'effet ciseaux puisqu'il n'y en a qu'un qui se referme », note Soline Deniau.

En matière d'optimisation, la conseillère d'AS 28 prône, plutôt que d'investir dans du matériel, l'utilisation de la Déduction pour épargne de précaution (DEP) : « C'est le plus efficace à long terme. Le système est meilleur que le précédent ».

Moins que craint

Et de conclure : « L'année 2023 est une année moyenne mais pas si faible que craint en termes d'EBE. Et les trésoreries étaient bien reconstituées ».

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