Aller au contenu principal

Coopérative
Résultats en retrait pour la coopérative Île-de-France sud

L'assemblée générale de la coopérative Île-de-France sud s'est déroulée mardi 7 décembre à Étampes (Essonne). Les résultats sont en retrait en raison de la crise sanitaire et des conditions climatiques défavorables de 2020.

À Étampes (Essonne), le 7 décembre lors de l'assemblée générale de la coopérative Île-de-France sud.
À Étampes (Essonne), le 7 décembre lors de l'assemblée générale de la coopérative Île-de-France sud.
© M.G. - Horizons

Il fallait s'y attendre. Entre la crise sanitaire et les conditions climatiques défavorables, l'exercice 2020/2021 a été difficile. Mardi 7 décembre, lors de son assemblée générale à Étampes (Essonne), la coopérative Île-de-France sud a donc présenté des résultats logiquement en retrait même si l'année reste correcte.

Après l'annulation de l'assemblée générale 2020 en raison de la Covid, le président de la coopérative, Jean-Marc Foucher, s'est dit heureux de pouvoir tenir cette année « ce moment important de la vie de la coopérative ». « Les agriculteurs ont subi de plein fouet les effets de la crise à travers les changements de mode d'alimentation des foyers, le retour au fait maison… Grâce au soutien de la Région Île-de-France, le label Produit en Île-de-France, La Francilienne pour la baguette ou encore L'Essonnienne pour la farine ont permis de positionner le sud-Essonne comme un interlocuteur agricole incontournable », s'est-il réjoui avant de poursuivre : « L'année climatique 2020 a été incompatible avec la majorité de nos cultures. Après 2016, nous n'avions pas besoin de ce nouveau séisme. Votre coopérative a tout mis en œuvre pour traverser cette période au mieux et les administrateurs sont au travail. Un nouveau séminaire a d'ailleurs eu lieu pour envisager l'avenir de la ­coopérative à cinq ans ». Jean-Marc Foucher a ensuite proposé une minute de silence en hommage à Maurice Robin, ancien président de la coopérative de 1990 à 2004 décédé l'été dernier.

Collecte et approvisionnement en berne

Le directeur de la coopérative, Hervé Courte, a ensuite détaillé les résultats de collecte et d'approvisionnement, précisant que « 2020 a été difficile, du semis à la récolte, et ces résultats sont parmi les plus faibles depuis dix ans, excepté l'année 2016 ». Et le directeur de poursuivre : « Le monde de la production végétale doit trouver des solutions pour s'adapter à cette climatologie fluctuante ­(agroéquipements, OAD, nouvelles productions, organisation du travail…). La coopérative Île-de-France sud fait un travail de prospective depuis 2018 pour assurer la pérennité de l'organisme. Cela passe par de la diversification, de la contractualisation en filières, une optimisation de l'organisation et des partenariats ».

Dans le détail, la collecte 2020 est en retrait global de 26,5 %. Certaines cultures décrochent de façon spectaculaire, comme le blé dur (- 41 %) ou l'orge (- 40,3 %).

À noter que les cultures biologiques connaissent un fort développement sur le territoire de la coopérative (66 agriculteurs bio pour un total de 8 540 hectares). Celles-ci n'échappent toutefois pas à l'année difficile avec un recul de la collecte de - 24,5 %. Afin de répondre à cette production exponentielle, la coopérative étudie la construction d'une plateforme couverte de 1 100 m2 sur le site de Bois-Herpin.

Au registre des travaux, un nouveau projet est également en cours au niveau du port fluvial de Corbeil-Essonnes. Si là aussi les tonnages mis à flot cette dernière année sont en retrait de - 38,5 %, la coopérative envisage pour les années à venir de miser sur ce moyen de transport aux multiples intérêts économiques et environnementaux. Ainsi, Hervé Courte annonce la construction de quatre cellules de 2 800 tonnes avec un débit de 400 tonnes/heure et une chaine de pesée pour un total de 1,8 million d'euros. « La coopérative bénéficie de subventions de Voies navigables de France et de la Région Île-de-France », ajoute le directeur.

À la suite, le directeur a proposé une projection pour 2021 avec une augmentation des surfaces de blé tendre, blé dur, colza et pois protéagineux au détriment du blé de force, des betteraves et de l'orge. Hervé Courte a également évoqué l'augmentation « de 30 à 40 % du prix des intrants en moins d'un an » et la nouvelle organisation de la coopérative où « à la suite de la séparation du conseil et de la vente, les commerciaux sont devenus des agents relation filière ».

En fin d'assemblée générale, un film promotionnel sur l'agriculture francilienne initié par l'association Agriculteurs d'Île-de-France a été projeté aux ­adhérents.

À noter que Patrick Theet, administrateur depuis de longues années, n'a pas souhaité renouveler son mandat. C'est Aurélien Babault qui a été élu nouvel administrateur.

Hervé Courte sur le départ

Dernier départ programmé de l’équipe d’encadrement, Hervé Courte, directeur de la coopérative depuis vingt-cinq ans, fera valoir ses droits à la retraite fin avril 2022. L'assemblée générale de la coopérative a donc été l'occasion pour Jean-Marc Foucher d'annoncer le nom du successeur, Xavier Donnenfeld. Ce dernier occupait auparavant le poste de secrétaire général du groupe coopératif Vivescia. Il prendra ses fonctions mi-janvier 2022 pour une période de tuilage avec Hervé Courte jusqu'à son départ fin avril 2022.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Des mesures de restrictions de l’usage de l’eau entrent en vigueur le 15 juillet
En pleine vague de chaleur, la préfecture d'Eure-et-Loir a décidé ce mercredi de restreindre l’usage de l’eau. Des mesures…
En attente de la fin des travaux, Nicolas Baptiste prépare déjà certaines ­productions.
Une ferme aquaponique s’installe dans le Loiret
Installé à Châtillon-Coligny depuis le 1er novembre dernier, Nicolas Baptiste lance sa propre ferme d’aquaponie baptisée Ferme…
Début juillet à Saint-Martin-en-Bière (Seine-et-Marne).
Moisson : la belle surprise du colza tandis que les protéines décrochent dans les blés
En Île-de-France, la moisson s'est enclenchée précocement, dès le 15-20 juin dans certains secteurs. Grâce à des conditions…
Eau : le préfet annonce de nouvelles mesures de restriction
Le préfet d'Eure-et-Loir, Françoise Souliman, a organisé une rencontre avec la presse le 13 juillet, puis le 20 juillet, à…
Le 21 juillet, à Saint-Germain-le-Gaillard. Pas de pluie, pas de pression. Une quinzaine de jours de travail auront permis de venir à bout de la moisson en Eure-et-Loir cette année.
Une récolte finalement meilleure que prévue en Eure-et-Loir
En dépit d'une certaine hétérogénéité, globalement qualité et rendements sont au rendez-vous de la récolte cette année en Eure-et…
La moisson est terminée dans le département et des tendances se dessinent, sans résultats définitifs pour l'instant.
Les tendances de la moisson en Loir-et-Cher
Les chiffres des rendements concernant les céréales sont chaque année grandement attendus. Frédéric Cadoux, conseiller grandes…
Publicité