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Riverains et agriculteurs se parlent à Épernon

La troisième rencontre Nos voisins agriculteurs organisée par les partenaires de la Charte de bon voisinage, s’est déroulée à Épernon le 16 décembre.

C’est aux portes de l’Île-de-France, à Épernon, que s’est déroulée le 16 décembre, la troisième rencontre Nos voisins agriculteurs organisée par la chambre d’Agriculture et ses partenaires signataires de la Charte de bon voisinage. Compte tenu de ce contexte géographique, les échanges auraient pu être houleux mais ils se sont déroulés de manière très cordiale.

C’est d’ailleurs ce qu’à pu constater la préfète d’Eure-et-Loir, Fadela Benarbia, qui a assisté à la réunion flanquée du nouveau directeur des Territoires, Guillaume Barron, nommé le jour même à ce poste.

Si les échanges ont été cordiaux, certains riverains ont néanmoins exprimé des opinions très tranchées. Comme l’un d’eux qui aimerait manger local, qu’on lui propose autre chose que du blé, de l’orge et du colza, que l’on fasse du semis sous couvert sans glyphosate ou que l’on installe un périmètre de maraîchage autour des villes... Les agriculteurs présents lui ont répondu point par point, l’engageant également à taper « Terres d’Eure-et-Loir » dans son moteur de recherche préféré pour constater que la production locale est plutôt conséquente.

Des questions sur la qualité et l’indépendance des études sur les produits phytosanitaire ont été posées également.

Le président de la Chambre, Éric Thirouin, a apporté la réponse : « Ces études coûtent très cher, ce sont les fabricants qui les font et elles sont contrôlées ensuite par des agences indépendantes, comme pour les médicaments. Quelqu’un qui ferait une fausse déclaration serait détecté très rapidement. Néanmoins, il a été décidé d’un budget spécifique au sein de l’Europe, pour qu’elle puisse procéder à ces études en cas de litige ».

Certains riverains ce sont interrogé aussi sur l’absence d’élevages en Beauce ce à quoi un agriculteur a répondu : « dites-moi où je pourrais installer ne serait-ce qu’un poulailler bio entre Nogent-le-Roi et Auneau ? Tout le monde veut du poulet de proximité mais personne ne veut l’élevage derrière chez lui », a-t-il relevé.

Dans sa conclusion, Éric Thirouin a constaté que face à des demandes très concrètes, le mieux serait de proposer des portes ouvertes dans les fermes, pour que le dialogue soit plus direct. Il a parlé également de communiquer d’avantage sur les expérimentations conduites par la Chambre sur la réduction des produits phytosanitaires : « Nous testons mais la solution ne viendra pas en claquant des doigts », a-t-il conclu.

Hervé Colin

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