Tourisme
Roussillon, terre d’ocres
Village perché du Luberon, Roussillon (Vaucluse) attire l’œil de loin avec ses maisons aux couleurs chatoyantes, à l’image des terres ocrées du territoire. Le Sentier des ocres et un musée permettent de compléter la visite.
Village perché du Luberon, Roussillon (Vaucluse) attire l’œil de loin avec ses maisons aux couleurs chatoyantes, à l’image des terres ocrées du territoire. Le Sentier des ocres et un musée permettent de compléter la visite.
De Roussillon à Gignac, dans le Vaucluse, s'étend une bande de terre de 25 km traversant le Luberon où la population a longtemps vécu de l’exploitation de l’ocre de ses sols. Dès 1785, Jean-Étienne Astier met en place un système pour séparer l’ocre du sable. Une tonne de sable ocreux lavé donne 150 kg d’ocre.
L'ocre, ressource économique
Près d’un siècle plus tard, avec l’arrivée du train à Apt, l’ocre devient, avec la faïence et les fruits confits, une ressource économique du pays d’Apt. En 1929, une vingtaine d’ocreries emploient plus de 1 000 salariés pour une production de 40 000 tonnes d’ocre. L’ocre était principalement utilisé comme pigment naturel dans les peintures, les enduits, la décoration et diverses industries. La concurrence des colorants artificiels engendrera le déclin de cette activité économique.
L'ocre, attrait touristique
Si aujourd’hui seuls une usine et deux producteurs sont encore en activité, l’ocre est devenu un attrait touristique.
Le magnifique village perché de Roussillon (Vaucluse), dont la palette de couleurs des façades s’étend de l’ocre jaune (sa couleur naturelle) au rouge (quand il est cuit ou oxydé), est visible au loin. Classé parmi les Plus beaux villages de France, le visiteur se perd dans un dédale de ruelles colorées. Non loin de l’église, une table d’orientation offre une vue panoramique sur la région, dont le célèbre mont chauve, le mont Ventoux.
Quant au Sentier des ocres, au fil d’un chemin aménagé entre cheminée des Fées, cirque des Aiguilles, chaussée des Géants et végétation qui a repris ses droits, les couleurs éclatantes et les paysages insolites, nés de l’activité industrielle et des effets de la météo, invitent à la rêverie, alors que s’entremêlent monde minéral et monde végétal.
Un Écomusée de l’ocre a été aménagé en bas de la commune, dans l’ancienne ocrerie de la famille Mathieu, qui fonctionna de 1921 à 1963. Des phrases d’Élie Icard, qui y travailla dès l’âge de 14 ans, guident la visite. Le visiteur y découvre le cheminement de l’ocre et son traitement, de l’extraction à sa commercialisation, ainsi que les anciennes machines. Le lieu propose également différentes activités en lien avec la couleur.