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Ruralité : quand entrepreneuriat rime avec féminin

Trois femmes seine-et-marnaises ont choisi de créer leur entreprise dans le secteur agricole et agro-alimentaire.

Emmanuelle Nondier :  elle a créé en 2014 le haras du Diamant noir à Pamfou où elle élève des chevaux de race Mérens. Elle pratique également la pension et le tourisme équestre. « Je propose des balades qui suivent différents chemins de randonnée. L’équitation est pratiquée en licol », explique Emmanuelle, dont cette activité équine fait suite à une reconversion professionnelle après dix années en tant que responsable service achat dans le secteur de la chaudronnerie. « Je suis passée du cheval passion à une vie passion », note celle qui souhaite poursuivre le développement des balades équestres notamment en lien avec les gîtes.

Sophie Loiseau : elle a repris la fromagerie familiale Loiseau à Achères-la-Forêt en 2004, après avoir travaillé pour des compagnies d’assurance à l’issue de ses études de droit. « Nous affinons des produits locaux. Outre les grossistes et semi grossistes, l’entreprise travaille avec La ruche qui dit oui, est présente sur le marché de Melun et a ouvert une boutique de vente directe. « Les consommateurs aiment l’innovation. Dans une entreprise, il faut faire preuve d’imagination. C’est pourquoi, nous essayons de toujours trouver de nouveaux produits d’affinage. La touche féminine s’est faite dans l’évolution de l’entreprise en allant vers des petites innovations. Je préfère emprunter les départementales qu’une autoroute », note celle qui estime qu’il est plus difficile pour elle de s’imposer que pour son mari.

Apolline Filitowski : elle vient de créer avec son époux, exploitant agricole en grandes cultures, la conserverie de Larnière. Adjointe de boutique spécialisée dans la pâtisserie et l’épicerie fine à Paris, elle souhaitait élaborer un projet commun avec son mari tout en mutualisant leurs savoir-faire. Ainsi, la conserverie est spécialisée dans la transformation de fruits et légumes. « Notre objectif est de proposer une offre aux consommateurs en accord avec une démarche éco-responsable. Par exemple, nous veillons à collaborer avec des producteurs locaux pour l’achat de nos matières premières. A travers ce projet, nous souhaitons intégrer l’économie locale, tisser un réseau agricole de proximité et pérenniser l’exploitation familiale » explique Apolline Filitowski. Le fait d’être enceinte au moment de monter son projet a valu quelques remarques à Apolline, qui conclut : « Aujourd’hui, je suis cheffe d’entreprise, ma fille est née et mon entreprise se développe aussi vite que mon enfant. C’est ma force ».

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