Eau
Sécheresse : la Loire sort de la crise
Les pluies des derniers jours permettent d'assouplir les restrictions d'usage de l'eau sur la Loire. Le fleuve repasse du niveau de crise à celui d'alerte. Toutefois, la situation reste préoccupante dans une grande partie du Loiret.
Les pluies des derniers jours permettent d'assouplir les restrictions d'usage de l'eau sur la Loire. Le fleuve repasse du niveau de crise à celui d'alerte. Toutefois, la situation reste préoccupante dans une grande partie du Loiret.
Un peu de répit sur la Loire. Dans un communiqué publié jeudi 29 octobre, la préfecture du Loiret annonce un assouplissement des restrictions d'usage de l'eau sur le fleuve. Les précipitations enregistrées ces derniers jours en amont du bassin de la Loire et de ses affluents ont permis d'améliorer la situation hydrologique. En conséquence, le préfet coordonnateur du bassin Loire-Bretagne a décidé de lever partiellement les mesures de restriction sur l'ensemble de l'axe Loire. Dans le Loiret, la zone de gestion du fleuve passe ainsi du niveau de crise à celui d'alerte. Cette évolution permet notamment d'assouplir les règles encadrant les prélèvements et les rejets dans la Loire et sa nappe alluviale.
Treize zones restent en crise
Cette amélioration ne concerne cependant pas l'ensemble du département. Les restrictions établies par l'arrêté préfectoral du 13 octobre demeurent inchangées dans les autres zones de gestion. Au total, 28 zones sont toujours concernées par différents niveaux de sécheresse. Trois sont placées en vigilance, six en alerte et cinq en alerte renforcée. Treize autres restent au niveau de crise, le plus élevé. Parmi les secteurs les plus touchés figurent notamment le Beuvron, la Bonnée, le Cosson, le Loiret-Dhuy, le Montargois, le Solin ou encore le Vernisson. À l'inverse, l'Ardoux, la Cléry et le Loing amont sont placés en vigilance, un niveau qui n'impose pas de restrictions mais appelle à la sobriété.
L'irrigation agricole reste encadrée
Pour les agriculteurs, les mesures continuent de varier selon les ressources prélevées et le niveau d'alerte. Elles peuvent prendre la forme de restrictions horaires, d'interdictions temporaires d'irrigation ou de réductions des volumes autorisés. Concernant les prélèvements dans les cours d'eau et leurs nappes d'accompagnement, hors nappe alluviale de la Loire et cultures spécifiques, les volumes hebdomadaires autorisés sont réduits de 20 % en alerte et de 40 % en alerte renforcée. Les prélèvements sont interdits en situation de crise. Des dispositions particulières s'appliquent également aux prélèvements dans le complexe aquifère de Beauce, ainsi qu'aux cultures maraîchères et horticoles. Les exploitants utilisant un outil d'aide à la décision (OAD) pour piloter leur irrigation peuvent, sous certaines conditions et sur demande, bénéficier de dérogations en alerte ou en alerte renforcée.
La préfecture souligne que la situation hydrologique peut encore évoluer rapidement en fonction des conditions météorologiques.