Aller au contenu principal

Serres de Nonville : un festival de couleurs

Au mois d’avril, les serres de Nonville sont en pleine effervescence. Couleurs châtoyantes et gammes de verts s’exposent au fil des allées.

« Les mois d’avril et de mai représentent 70 % de notre chiffre d’affaires », note d’emblée Pascal Vincent qui a repris en 2009 les serres de Nonville ainsi que la jardinerie attenante, connue du grand public sous le nom d’« Au jardin de la pensée ». 

C’est aussi à cette époque de l’année que les serres se parent de couleurs vives et de dégradés de verts constituant un tableau végétal qui attire l’œil.

Sylviculteur de formation, Pascal Vincent avait monté sa propre entreprise d’espaces verts. Aujourd’hui, ses frères s’occupent de cette structure et lui se concentre sur l’activité horticole.

Pour l’épauler au niveau technique, il s’appuie sur un chef de culture présent dans l’entreprise depuis trente ans.

Dans cette nouvelle aventure, il a entraîné sa fille, Cindy. Titulaire d’une licence en droit, elle a abandonné son emploi chez un avocat pour venir travailler avec ses parents, sa mère s’occupant de la partie commerciale.

Au total, treize personnes travaillent sur les deux structures.

La production issue des serres — plantes à massifs ainsi que des plants de cultures légumières —  est écoulée en vente directe à 60 % au sein de la jardinerie.

Le reste est commercialisé auprès de grandes et moyennes surfaces de la région — 30 km à la ronde —, de communes et parfois en dépôt-vente à Rungis. 

« On essaie de semer de plus en plus car l’achat de plants est très coûteux. Alors que l’entreprise a longtemps été spécialisée dans quatre ou cinq plantes, la diversification des espèces est un facteur important. En effet, quand on prépare un “roll” pour un magasin, il faut de tout », raconte Pascal Vincent, qui garde le sourire malgré un mois de mars catastrophique.

Et d’ajouter : « Il est aussi nécessaire d’avoir des nouveautés même si cela ne dure que quelques années. Il nous faut être réactifs : un article dans un magazine suffit à créer une tendance pour une plante ou une couleur. Le plus difficile reste à gérer la production, les années ne se ressemblant pas. »

La production, justement, s’étend ici sur 2,5 hectares de serres, en partie au sol et le reste sur tablette, ce qui facilite le travail.

Et bientôt, toutes les serres seront accolées et non plus séparées par la route.

Si la production reste le meilleur atout de l’entreprise vis-à-vis de la clientèle avec le bouche-à-oreille, Pascal Vincent se demande s’il doit continuer à produire certaines espèces peu adaptées à la région et énergivores, alors que le fioul est l’un des postes les plus importants.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Le Festival de la terre a lieu ce week-end à Attainville
Les Jeunes agriculteurs d'Île-de-France ouest organisent le Festival de la terre ces samedi 5 et dimanche 6 septembre à…
La rentrée du lycée agricole du Chesnoy est marquée par de nouveaux projets pour adapter les formations et faire découvrir les métiers.

Le Chesnoy fait sa rentrée entre nouveautés et découverte des métiers
À Amilly (Loiret), la rentrée du lycée agricole Le Chesnoy est marquée par l’arrivée d’un enjambeur autonome et par de nouvelles…
Les Jeunes agriculteurs du Giennois organisent Terre en fête ces samedi 5 et dimanche 6 septembre à Poilly-lez-Gien.
Terre en fête : les JA du Giennois sont fin prêts à accueillir le grand public ce week-end
Les Jeunes agriculteurs du Loiret et du Giennois donnent rendez-vous au public ces samedi 5 et dimanche 6 septembre à Poilly…
Le 2 septembre, à Paris. Arnaud Rousseau et Hervé Lapie ont tenu une conférence de presse de rentrée.
Après un été sous haute tension, la FNSEA demande « l’impulsion » pour éviter le décrochage
La FNSEA a tenu sa traditionnelle conférence de rentrée mercredi 2 septembre, à Paris.
Mercredi 9 septembre, à Orléans. La ministre Monique Barbut a commencé sa visite sur les quais de Loire, où le faible niveau du fleuve témoigne de la sécheresse qui frappe le territoire.
Stockage de l’eau : la FNSEA répond à la ministre de la Transition écologique en visite à Orléans 📹
En déplacement à Orléans mercredi 9 septembre, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a défendu le…
Une session Chambre marquée par de nombreux enjeux
Réunis en session lundi 14 septembre à Paris, les membres de la chambre d'Agriculture Île-de-France ont brossé un panorama…
Publicité