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Soa, pour l’amour du texte

Le chanteur chartrain Soa sort son premier album « Je m’élève » où il mêle différentes influences musicales autour de textes introspectifs superbement balancés.

«La richesse vient des différences. L’album représente ce mélange de musiques et de cultures»
«La richesse vient des différences. L’album représente ce mélange de musiques et de cultures»

« Je suis tombé dans le hip-hop dans les années quatre-vingt-dix et j’ai tout de suite écrit sur cette musique-là », explique-t-il, « ensuite, j’ai voulu enrichir tout ça en ajoutant une dimension humaine avec des musiciens ».

Aujourd’hui, fort de belles rencontres qui enrichissent son univers — accordéon, guitare, percussions —, le chanteur chartrain Soa sort son premier album « Je m’élève » (en vente sur son site Internet) où il combine son flow introspectif et précis à des musiques colorées de bossanova ou de balades irlandaises.

Pour lui, « la richesse vient des différences. L’album représente ce mélange de musiques et de cultures ». D’ailleurs, ses influences musicales vont de Brassens ou Renaud à NTM...

S’il est né à Chartres, Soa passe son enfance et son adolescence du côté de Saint-Cyr-l’École (Yvelines). Là, armé d’un ballon de football, il joue les grands frères avec les mômes du quartier : « histoire qu’ils ne fassent pas n’importe quoi ».

Lui, c’est le texte qui lui sert de tuteur : « tout ce qui est écriture me parle », avoue-t-il. Au point qu’il anime des ateliers d’écriture et qu’il envisage sérieusement d’écrire un roman : « je suis passionné d’histoire et j’aimerai écrire un livre sur l’histoire de Chartres, qui est très riche, à travers un personnage de fiction, à l’image du travail d’un Steve Berry. Mais chaque chose en son temps ».

Pour le moment, Soa souhaite faire vivre son album sur scène : « ce n’est pas évident de se produire, mais la scène apporte une vraie valeur ajoutée, c’est vivant, il y a de l’improvisation. Au final, les chansons y sont très différentes. Depuis deux-trois ans nous répétons toutes les semaines avec les musiciens pour que ça tienne la route. Il n’y a pas de plaisir sans travail et il faut que cela soit carré pour avoir du plaisir. Aujourd’hui nous entrons dans la phase où l’on va récolter, faire plus de concerts que de répétitions... »

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