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[Spécial « enseignement »] La grève s’invite pour la rentrée à La Saussaye

Un certain nombre d’enseignants de l’Eplefpa de Chartres-La Saussaye a décidé de faire grève les deux premières semaine de la rentrée pour protester contre la baisse de dotation horaire des options facultatives.

Le 3 septembre, à Sours. Quelques professeurs de l’Eplefpa de Chartres-La Saussaye protestent contre la baisse de dotation horaire des options facultatives et ont décidé de se mettre en grève.
Le 3 septembre, à Sours. Quelques professeurs de l’Eplefpa de Chartres-La Saussaye protestent contre la baisse de dotation horaire des options facultatives et ont décidé de se mettre en grève.

Entamée au printemps, la mobilisation des enseignants pour protester contre la décision du ministère de l’Agriculture de baisser la dotation horaire des options facultatives des lycées agricoles publics, ne faiblit pas.

Ainsi, le jour de la rentrée, une demi douzaine d’enseignants a organisé un barrage filtrant les voitures à l’entrée de l’Eplefpa de Chartres-La Saussaye pour sensibiliser les parents d’élèves à leurs revendications et ont entamé ainsi deux semaines de grève.

Il faut dire que leur établissement est particulièrement touché par la mesure. « Cette année, il n’y a pas d’option image pour les élèves de seconde et seulement trois heures pour les autres, contre six l’an passé. Ça va s’éteindre », s’inquiète son responsable Julien Clément, qui ajoute : « On réduit vraiment la qualité de l’enseignement et de l’accueil. Les enjeux d’animation du territoire sont revus à la baisse. Au niveau de la Région, on encense nos projets d’un côté et de l’autre on baisse les moyens. Bien sûr, la direction de La Saussaye n’est pas responsable, tout le monde est désolé, les responsabilités sont diluées... ».

Même son de cloche de la part de la professeure d’éducation physique et sportive, Sarra Vetillard, qui voit son rôle d’enseignante dévalorisé : « Il n’y a plus d’option badminton et l’option équitation est sous-traitée par un centre équestre. Ce ne sont plus nos compétences qui sont à l’œuvre, je suis reléguée au rôle d’accompagnatrice ».

Et il y a déjà des conséquences pour l’emploi.

L’EPS a perdu un mi-temps et l’option image va passer à mi-temps l’an prochain. Soit à terme, l’économie d’un poste pour le ministère. La proviseure de l’Eplefpa, Frédérique Elbé, souligne de son côté avoir essayé de garder tout ce qu’elle pouvait...

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