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Stéphanie Fouan : écrire et transmettre

Journaliste agricole depuis une quinzaine d’années en région Centre, Stéphanie Fouan diversifie son activité en se lançant dans l’écriture de biographies d’exploitants.

« J’ai commencé par écrire l’histoire de mon papa »
« J’ai commencé par écrire l’histoire de mon papa »

« Je suis convaincue que l’on apprend plus par l’histoire des gens, qu’à travers de longues explications », estime Stéphanie Fouan. Depuis une bonne quinzaine d’années, elle exerce le métier de journaliste indépendante dans le monde agricole. 

Installée en région Centre Val-de-Loire, à Vienne-en-Val près d’Orléans (Loiret), elle a décidé récemment de consacrer une partie de son temps à l’écriture de biographies. Et c’est tout naturellement qu’elle s’est tournée vers le milieu agricole.

« J’ai commencé par écrire l’histoire de mon papa », explique-t-elle, « et à la fin, il m’a dit qu’il était plus serein maintenant que ça avait été écrit ».

Pour elle, le travail de biographe s’apparente à celui de reporter : « le fond du travail est le même, sauf que l’on ouvre les guillemets et c’est la personne qui s’exprime. On met son style de côté pour que ses proches puissent dire qu’ils la reconnaissent. Et par rapport au travail de journaliste — comme tout m’intéresse, c’est assez frustrant — la biographie permet d’aller beaucoup plus loin ».

« C’est un projet qui me tient à cœur. Toute histoire mérite d’être écrite », confie Stéphanie Fouan. « D’ailleurs, depuis que j’en parle autour de moi, je vois bien qu’il y a un fossé de génération qui s’est créé, auquel s’ajoute l’éloignement bien souvent. J’ai le sentiment qu’il y a là un enjeu de mémoire, pas seulement en agriculture, mais c’est assez flagrant dans ce milieu. D’autant que beaucoup de gens ont vécu des transformations extraordinaires » précise-t-elle.

Pour elle, écrire une biographie repose d’abord sur une relation de confiance. Et il faut compter quelques heures d’entretien — en plusieurs séances — pour y parvenir. 

Pour le moment, cela fonctionne par le bouche à oreille.

« Il y a beaucoup d’affectif entre le biographié, l’écrivain et les lecteurs », pointe-t-elle. « Et puis, dans l’agriculture, il y a à la fois le côté humain et la technique, le rôle qu’ont les agriculteurs dans la société... Au fond, j’ai envie de rendre hommage à ce métier qui leur a permis de vivre ».

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