Aller au contenu principal

Sylvain Arnoult a la Loire dans la peau

Sylvain Arnoult baigne dans le monde de la pêche sur la Loire depuis toujours. Devenu professionnel à 31 ans, il cherche à se diversifier pour vivre à 100 % de sa passion.

« La Loire est délicate et la pêche sur ce fleuve est à part. »

Sylvain Arnoult, attaché à la nature depuis toujours, a travaillé dans la récupération de métaux et de ferraille avant de pouvoir vivre de sa passion. « Quand j’avais seize ou dix-sept ans, j’avais ma licence de pêche en amateur et je voulais déjà faire ce métier. »

Pour avoir le droit de pêcher en Loire, il a dû attendre plusieurs années que des lots de pêche se libèrent pour en acquérir deux d’une quinzaine de kilomètres, loués par l’État pendant cinq ans. Pêcheur professionnel depuis quatre ans, ce père de famille de 35 ans part en Loire avec son père, Patrick, sur son bateau à fond plat.

« Je pêche les poissons selon les saisons. » En avril-mai, toute son attention est portée sur l’alose avec la technique ancestrale — et physique — du filet-barrage, un piège tendu sur les deux-tiers du fleuve.

« On met trois ou quatre jours pour le monter et je suis attaché à cette pratique. Mais c’est assez décourageant d’être confronté à la pollution de l’eau : quand le matériel est sale, le poisson sent le piège et on ne peut plus pêcher », se désole Sylvain. La Loire a toujours eu un peu de limon mais ce problème s’intensifie depuis cinq ans : « C’est vraiment le fléau. »

Heureusement, de nombreux poissons peuplent ce fleuve royal comme le mulet, la carpe, le barbillon, la brème, l’aspe, la cendre ou encore l’anguille pêchée à l’aide de bosselles disposées dans la Loire.

Sylvain vit de son étal : il livre à un ami restaurateur, sa femme Julie fait les marchés quatre fois par semaine et les particuliers s’approvisionnent chez lui dans son sous-sol aménagé à Muides-sur-Loire (Loir-et-Cher).

« Nous sommes en train de créer un laboratoire pour faire de la transformation sur place : des rillettes, des soupes... C’est important de valoriser 100 % des poissons, même les moins nobles. La Loire est différente d’il y a vingt ans, une crue peut durer trois semaines. À nous de nous adapter en nous diversifiant. » « 

Pour contacter Sylvain Arnoult : Arnoult pêcheur de Loire  - 06.78.43.44.33.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

La rentrée du lycée agricole du Chesnoy est marquée par de nouveaux projets pour adapter les formations et faire découvrir les métiers.

Le Chesnoy fait sa rentrée entre nouveautés et découverte des métiers
À Amilly (Loiret), la rentrée du lycée agricole Le Chesnoy est marquée par l’arrivée d’un enjambeur autonome et par de nouvelles…
Mercredi 9 septembre, à Orléans. La ministre Monique Barbut a commencé sa visite sur les quais de Loire, où le faible niveau du fleuve témoigne de la sécheresse qui frappe le territoire.
Stockage de l’eau : la FNSEA répond à la ministre de la Transition écologique en visite à Orléans 📹
En déplacement à Orléans mercredi 9 septembre, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a défendu le…
Abonnez-vous à Horizons
Vous abonner à Horizons, c'est profiter de multiples avantages.
Une session Chambre marquée par de nombreux enjeux
Réunis en session lundi 14 septembre à Paris, les membres de la chambre d'Agriculture Île-de-France ont brossé un panorama…
Morgane Tellai, une cheffe qui veut transmettre
Installée dans les Yvelines, Morgane Tellai développe son activité de cheffe à domicile en parallèle de son foodtruck de…
Sébastien Dromigny : De la terre aux longues distances 📹
Agriculteur, maire et engagé pour l’agriculture francilienne, Sébastien Dromigny mène aussi une vie d’athlète, entre course à…
Publicité