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Techniques culturales innovantes : une cinquantaine d’agriculteurs engagés

Une cinquantaine d’agriculteurs de Loir-et-Cher sont engagés dans un groupe de Techniques culturales innovantes (TCI) animé par Franck Baechler de la chambre d’Agriculture. La troisième édition des portes ouvertes Innov’action du 12 mai au 22 juin, proposée par les chambres d’Agriculture, est l’occasion pour le département de mettre en avant cette recherche de nouveaux systèmes de culture.

Le 27 mai, à Vallières-les-Grandes. Franck Baechler, conseiller à la chambre d’Agriculture 41, a présenté deux profils de sols, l’un en conventionnel et l’autre en semis direct.
Le 27 mai, à Vallières-les-Grandes. Franck Baechler, conseiller à la chambre d’Agriculture 41, a présenté deux profils de sols, l’un en conventionnel et l’autre en semis direct.

« Nous avons créé le groupe TCI en 2008. Des règles ont été établies avec le groupe : un nombre minimum de visites aux champs par an et une co-construction entre les agriculteurs. Aujourd’hui, nous possédons trois plates-formes d’essais », explique Franck Baechler.

L’une se situe au sud-Loire en sol argilo-limoneux à silex drainé et hydromorphe, une deuxième en Beauce en sol argileux du Val-de-Loire et une dernière dans le Perche en sol limoneux profond, drainé et hydromorphe.

L’objectif commun du groupe est de favoriser la fertilité des sols. « Ensemble, nous discutons et choisissons les itinéraires pour chaque parcelle. Les résultats sont liés à la parcelle, à son historique et au sol donc ils sont impossibles à transposer directement sur une autre parcelle », souligne l’animateur.

Le groupe TCI ne se prive d’aucune technique agronomique : travail simplifié du sol, semis direct sous couvert, rotation…

Stany Barboux, à Vallières-les-Grandes, s’est lancé dans le semis direct en 2009. « Ce qui m’a frappé, c’est quand j’ai compris qu’avec le travail du sol, une grande partie de mon limon partait dans l’eau. » Membre du groupe TCI, l’agriculteur admet que ce travail sur le sol est une remise en cause perpétuelle. « Le sol n’a pas vocation à rester nu. Après, il faut adapter ses cultures », souligne Franck Baechler.

Après avoir découvert cette démarche le 27 mai, les participants à la journée Innov’action se sont rendus dans deux parcelles pour en découvrir le profil : sans les comparer, Franck Beachler a montré que le sol non travaillé possède du vivant, et l’autre pas.

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