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Semences
Un mélange pour fleurir en zone de multiplication de semences

La Fnams* et ses partenaires ont étudié et mis au point un mélange de graines pour jachères fleuries qui ne nuit pas à la production de semences. Explications avec l'ingénieur Élise Morel.

Le 13 juillet, à Villampuy. La Fnams* et son ingénieur Élise Morel ont étudié un mélange de graines pour jachères fleuries, compatible avec la multiplication de semences.
Le 13 juillet, à Villampuy. La Fnams* et son ingénieur Élise Morel ont étudié un mélange de graines pour jachères fleuries, compatible avec la multiplication de semences.
© Hervé Colin

Depuis 2012, le bureau régional de la Fnams* cherche à trouver un mélange de graines pour jachères mellifères qui soit compatible avec la multiplication de semences. En effet, de nombreuses espèces de fleurs peuvent interférer avec ces productions sensibles. Ce mélange existe désormais et porte le nom de Pollifauniflor.

Concurrence aux ­porte-­graines

De fait, pour assurer la production de semences, les agriculteurs multiplicateurs font appel aux services d'apiculteurs qui installent des colonies auprès de leurs cultures, or parfois, si les conditions météo sont défavorables, la présence de certaines espèces de fleurs très appétentes peuvent concurrencer les porte-graines et nuire à la production de semences.

Par ailleurs, jusqu'en 2016, un arrêté préfectoral protégeait les multiplicateurs en interdisant ces espèces, en particulier la phacélie, le mélilot et quelques autres, en zone de production de semences. Aujourd'hui, les préfets n'ont plus ce pouvoir, les agriculteurs doivent s'entendre entre eux pour éviter ce type de problèmes.

Mais ceux-ci peuvent se résoudre en utilisant ce mélange ­Pollifauniflor, mis au point par la Fnams, en partenariat avec l'association Hommes et territoires, la Fédération des chasseurs, les chambres d'Agriculture, l'Office français de la biodiversité, Semae, le semencier Jouffray-Drillaud, avec des financements régionaux du Cap filière semences.

« Nous avons procédé à de nombreux essais ces dernières années, pour sélectionner un mélange qui soit favorable aux pollinisateurs domestiques et sauvages, forme un refuge pour la faune et ne nuise pas aux semenciers, souligne l'ingénieur de la Fnams, Élise Morel. Les tests ont débuté en micro-parcelles, pour sélectionner les meilleures espèces, puis, une fois le mélange établi, en grande parcelle à côté de carottes porte-graines. Les résultats ont été positifs ».

Dix espèces

Composé de dix espèces de vivaces, d'annuelles et de bisannuelles, le mélange est conçu pour rester en place au moins trois ans. Sa floraison dure de mai aux premières gelées. Les fleurs ont été choisies pour attirer la plus grande diversité possible de pollinisateurs. « Le seul risque, c'est le salissement ». Et pour les espaces liés à des contrats du type Bee Friendly, il suffit de ne conserver du mélange que les espèces annuelles…

 

*Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences.

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