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Ensilage
« Une bonne année pour le maïs »

Les ensilages de maïs ont démarré depuis quelques semaines en Loir-et-Cher. Si ceux-ci ont pris un peu de retard, les rendements sont néanmoins bons. Le Gaec Vaucher, à Muides-sur-Loire, en témoigne.

En Loir-et-Cher, depuis le début du mois de septembre, les ensileuses font des va-et-vient entre les parcelles de maïs. Au Gaec Vaucher, à Muides-sur-Loire, la récolte a démarré mercredi 15 septembre. Les trois associés, trois frères, sont installés en polyculture-élevage allaitant. « Nous faisons des céréales et des oléagineux. Nous avons aussi 235 vaches reproductrices, une cinquantaine de salers et le reste en charolaises. Nous commercialisons notre viande directement sur la ferme et en circuit court avec la coopérative Sicarev », indique Quentin Vaucher.

Les éleveurs cultivent une quarantaine d'hectares de maïs ensilage destiné à l'alimentation de leurs bovins. « On l'utilise comme base énergétique dans nos rations », précise le jeune homme.

Un peu de retard

Pour réaliser leurs travaux d’ensilage, les trois associés ont fait appel à l’entreprise Dubreil. Comme pour beaucoup d’autres, leur date de récolte a dû être retardée. « Les maïs sont moins avancés que d’habitude. En général, on commence les ensilages autour du 1er septembre. Cette année, à cause de la pluviométrie et du manque d'ensoleillement, tout a pris du retard. Déjà, on avait dû repousser la date des semis autour du 3 mai alors qu'en temps normal, on fait plutôt ça vers le 26-28 avril », affirme Vincent Vaucher.

La météo a d’ailleurs compliqué le chantier. « À la base, on voulait tout finir jeudi (16 septembre, NDLR) mais on a dû arrêter parce qu’il y a eu beaucoup d’eau, ce qui a posé des problèmes de portance. On est vigilants, car derrière on doit ressemer du ray-grass donc il ne faut pas que l’on abîme la structure du sol. »

Irrigation : deux mois de gagnés

Malgré le retard, les agriculteurs se disent satisfaits de la récolte de 2021. « On est sur une bonne année », affirment-ils. En raison de leurs sols sableux, l’irrigation n’est pas une option pour eux. « Au moindre coup de vent ou manque d'eau, ça sèche tout de suite. Pour nous, arroser est une assurance récolte. Si on ne le fait pas, on n'a presque rien », indique Quentin Vaucher. Néanmoins, cette année, en raison de la météo pluvieuse, ils estiment avoir gagné deux mois d’irrigation. « On a commencé à arroser il n’y a qu'un mois. On a fait trois ou quatre tours d’arrosage, alors que d’habitude on en fait une bonne dizaine. »

Et le résultat est là. Les associés affirment avoir eu de « beaux maïs ». « Ils devaient faire plus de trois mètres de haut. Les autres années aussi on a atteint cette hauteur, mais en irriguant tout l’été », affirme Vincent Vaucher. Les éleveurs estiment avoir récolté environ 17 tonnes de matière sèche. Niveau qualité, ils pensent que celle-ci devrait être satisfaisante. « Il n’y a pas de raison. Ils n’ont pas souffert, nous avons des silos en béton qui permettent une bonne conservation et les bottes semblent plus garnies que d’habitude. Mais on en saura plus à la fin de l’année au moment des analyses. »

 

Avis d'expert

Paul Dayber est conseiller viande bovine à la chambre d'Agriculture. Il nous éclaire sur la qualité des ensilages de maïs en Loir-et-Cher : « Les premières données que nous avons nous montrent que cette année les rendements sont plutôt bons. Nous nous situons autour de 15 à 18 tonnes de matière sèche par hectare. En revanche, la qualité ne semble pas exceptionnelle selon les secteurs. Les maïs sont assez hauts, mais du coup le rapport grains/tiges est petit et donc l'ensilage est moins concentré en amidon. Il est donc important de faire des analyses pour connaître la qualité de son ensilage et adapter sa ration ».

 

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