Action syndicale
Tous à Strasbourg mardi 20 janvier
La FNSEA et JA maintiennent la pression contre l’accord Mercosur. Ils appellent à une mobilisation massive mardi 20 janvier à Strasbourg.
La FNSEA et JA maintiennent la pression contre l’accord Mercosur. Ils appellent à une mobilisation massive mardi 20 janvier à Strasbourg.
Malgré sa signature imminente, la détermination de la FNSEA reste totale pour contrer la menace que représente l'accord Mercosur pour l'agriculture française et européenne. Elle appelle, avec JA, à une grande mobilisation mardi 20 janvier à Strasbourg afin d'obtenir la saisie de la Cour de justice de l'Union européenne.
L'accord Mercosur ouvre grand les portes à des produits importés qui ne respectent ni les normes sanitaires européennes, ni les exigences environnementales, ni les standards sociaux imposés aux producteurs européens. Les pays du Mercosur pourront ainsi exporter vers l'Union européenne 99 000 tonnes de viande bovine sur six ans et 180 000 tonnes de volaille sur cinq ans, avec peu de droits de douane. Une concurrence déloyale inacceptable pour les exploitants et les filières agricoles.
La bataille n'est pas finie
Face au feu vert donné à Ursula von der Leyen pour la signature de l'accord ce samedi 17 janvier, la bataille continue. Ces dernières semaines, le réseau FNSEA a multiplié les blocages de points d'entrée de marchandises pour faire pression : contrôles dans les ports, aux frontières, sur les axes routiers et jusque dans la grande distribution.
L'accord doit encore être approuvé par le Parlement européen. Lors de la session plénière du 19 au 22 janvier à Strasbourg, les députés doivent se prononcer sur la saisine de la Cour de justice pour vérifier la conformité juridique de l'accord. Cette procédure suspensive offrirait plusieurs mois supplémentaires pour intensifier la pression.
La mobilisation du 20 janvier au matin à Strasbourg rappellera aux parlementaires que l'agriculture européenne n'est pas à brader.
Une Pac menacée
La Commission européenne propose pour 2028-2034 une baisse de 20 % des fonds alloués à la Pac, ramenant le soutien agricole à moins de 15 % des dépenses de l'UE. Cette coupe budgétaire démantèlerait le caractère commun de la Pac au profit d'une renationalisation accrue, menaçant le marché unique et l’harmonisation entre États membres. Pourtant, tous les grands blocs mondiaux ont fait de l'agriculture une priorité stratégique de défense, tandis que l'Europe déconstruit ses propres fondations.
L'agriculture est un outil de souveraineté alimentaire, pas une variable d'ajustement budgétaire. La future Pac doit retrouver ses fondamentaux : revenu agricole, production et renouvellement des générations.
Une action déterminante
Face aux parlementaires européens qui s’apprêtent à voter, le message de la FNSEA sera double : non à l'accord Mercosur qui organise une concurrence déloyale, et oui à une Pac forte qui garantit notre avenir.
Les négociations sur la future Pac débutent maintenant. Le vote sur le Mercosur est imminent. Le moment d'agir, c'est aujourd'hui. La FNSEA appelle les agriculteurs à l’unité et à la détermination pour défendre les exploitations agricoles, les revenus et la souveraineté alimentaire : « Ensemble, faisons entendre notre voix ».