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Tout le département est impacté par les dégâts de gibier

Cette saison, comme les précédentes, est marquée par de nombreux dégâts provoqués par différents gibiers et animaux sauvages. Point de situation et témoignage.

Il est encore trop tôt pour dire s’il y a une recrudescence de dégâts de gibier mais dans tous les cas Solène Gourdet, en charge de la problématique à la FNSEA 41, nous explique que « les coups de téléphone depuis le début de l’année ont augmenté, il y a de plus en plus d’agriculteurs qui m’appellent concernant des dégâts de gibier ». L’année dernière, 611 695 euros de dégâts ont été estimés dans le Loir-et-Cher par rapport aux animaux non indemnisables. Ce sont principalement les pigeons ramier et les corbeaux qui ont causé le plus de dégâts.

Du temps et de l'argent investis

Louis-Xavier de Laage de Meux, éleveur à Pierrette-sur-Sauldre, subit les dégâts de sangliers dans ses parcelles.

De multiples agriculteurs sont impactés par les dégâts de gibier. C’est le cas de Louis-Xavier de Laage de Meux qui possède un élevage avec un cheptel de 650 brebis situé à Pierrefitte-sur-Sauldre en Sologne. Il est obligé de mettre en place des clôtures contre les sangliers. « L’engrillagement ce n’est pas l’idéal, de plus c’est du travail supplémentaire et du temps de perdu pour mon activité », détaille l’éleveur. Au-delà des inconvénients en termes de travail et de temps passé, les clôtures ont un coût. « C’est presque 80 000 euros de grillage en trois ans que j’ai dépensé depuis que je suis installé, c’est un coût conséquent », déplore Louis-Xavier de Laage de Meux. De plus, « il n'y a aucune aide pour les clôtures, donc ce sont des pertes nettes pour l’exploitation », poursuit l’exploitant agricole. Comme il l’explique, ce sujet est devenu primordial pour les exploitants agricoles, « il est important de l’évoquer ».

« Tout le département est touché »

« C’est tout le département de Loir-et-Cher qui est impacté par les dégâts de gibier », détaille Solène Gourdet. Les principales régions agricoles du département qui sont touchées concernent en priorité la Beauce, le Perche, la Grande Sologne, suivis de la vallée du Cher ainsi que la vallée et les coteaux du Loir. Concernant les cultures, ce sont surtout le maïs et les oléagineux qui sont principalement impactés. La fédération de chasse du département indemnise tous les agriculteurs qui ont eu des dégâts causés par des sangliers ou des chevreuils. Mais selon Solène Gourdet, les indemnisations ne sont pas une solution viable sur le long terme.

Des solutions existent

Il existe des solutions aujourd’hui dans le but de réguler les espèces d’animaux qui peuvent nuire aux exploitations agricoles. « Le piégeage est une solution efficace contre la recrudescence de certaines espèces, on a déjà fait une demande à la préfecture et on attend une réponse », détaille Solène Gourdet. Le piégeage peut être autorisé dans des cas spécifiques où la preuve des dégâts est avérée.

En ce qui concerne les corbeaux, il est possible durant la période de couvaison en mars de les faire fuir avec un appareil laser et ainsi les empêcher de couver, dans le but de réguler les populations. Cette technique permet de refroidir les œufs et de les faire avorter.

Le dégât de gibier est un sujet qui inquiète les agriculteurs et qui est souvent évoqué auprès des élus par les représentants de la profession agricole de Loir-et-Cher.

 

Sur le sujet, lire aussi Le piégeage du sanglier, une nécessité ?

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