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Tout le monde autour de l’eau

Après la signature d’une feuille de route début 2018 autour de deux aires de captage, l’ensemble des acteurs agricoles, industriels et institutionnels s’est retrouvé pour faire le point le 26 avril à Chartres.

La préfète d’Eure-et-Loir, Sophie Brocas, a réuni, le 26 avril à Chartres, tous les acteurs qui avaient signé le 19 janvier 2018 une feuille de route Eau et agriculture autour de deux aires d’alimentation de captage de Saint-Denis-d’Authou et Dammarie.

Ainsi, la chambre d’Agriculture, des industriels de la Cosmetic valley, les agences de l’eau Loire-Bretagne et Seine-Normandie, les élus des aires concernées, les conseils régional et départemental et l’État ont travaillé à « essayer de trouver ensemble des moyens de changer les pratiques culturales sur ces zones en permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail et en maintenant ou en restaurant la qualité de l’eau », a expliqué la préfète.

Depuis la signature initiale, c’est la troisième réunion de ce comité de pilotage.

« Plusieurs pistes ont été explorées qui méritent des études et des expérimentations. Par exemple pour savoir si l’on peut produire une farine de très haute qualité avec le moins d’intrants possibles, avec le minotier Viron. De leurs côtés, Alban Muller et PMA 28 confirment un gros besoin d’ingrédients bio pour la cosmétique française. Ils auraient besoin d’huiles de noisette, de chanvre ou de lin. Des études seront menées sur les itinéraires techniques, les investissements, la rentabilité et l’impact sur l’eau ».

De son côté, la chambre d’Agriculture se dit très mobilisée par la recherche de diversifications, sur des études pour trouver des substituts à l’huile de palme, sur l’implantation de tournesol, de cameline.

Des tests sont menés sur les sites de Miermaigne et de La Saussaye. La production de foin à bas niveau d’intrants et l’étude d’une filière miscanthus ou luzerne ont également été évoquées.

« Ce qui nous intéresse, a conclu Sophie Brocas, c’est que tous ces gens se parlent. Notre rôle est de trouver l’ingénierie financière. Tout ceci est une initiative locale de l’État, personne ne nous demande de faire ça ».

Hervé Colin

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