Chambre d'Agriculture du Loiret
Traçabilité phytosanitaire : le virage numérique se prépare maintenant
À partir du 1er janvier 2027, les utilisateurs de produits phytosanitaires devront tenir leur registre sous format électronique. Dans le Loiret, la Chambre d’agriculture mise notamment sur MesParcelles pour accompagner ce changement, déjà utilisé par plus de 450 exploitations dans le département.
À partir du 1er janvier 2027, les utilisateurs de produits phytosanitaires devront tenir leur registre sous format électronique. Dans le Loiret, la Chambre d’agriculture mise notamment sur MesParcelles pour accompagner ce changement, déjà utilisé par plus de 450 exploitations dans le département.
L’obligation de tracer les interventions phytosanitaires ne date pas d’hier. En revanche, leur enregistrement va évoluer. L’arrêté du 24 décembre 2025 est venu préciser les nouvelles modalités applicables à compter de 2027, avec quelques informations supplémentaires à renseigner. Jusqu’ici, les exploitants devaient déjà indiquer le produit utilisé, la parcelle concernée, la dose appliquée ou encore les matières actives et bien d’autres informations. À cela s’ajoutent le stade de la culture au moment de l’intervention, certains horaires lorsque l’homologation ou la réglementation les impose, ou encore le numéro de lot de semence. « Tout utilisateur de produits phytosanitaires est obligé de tracer son utilisation et sa consommation de produits », rappelle Valérie Bougras, à la chambre d’Agriculture du Loiret.
La disparition progressive du papier
Le passage au numérique ne signifie pas pour autant la disparition immédiate du papier. Pour les interventions réalisées à partir du 1er janvier 2027, la retranscription devra être effectuée au plus tard le 31 janvier 2028. Une souplesse qui disparaît toutefois en cas de contrôle. « Si l’administration demande tout ou partie du registre, il faudra pouvoir transmettre très rapidement les informations sous format électronique », explique Valérie Bougras. C’est dans ce contexte que la Chambre d’agriculture remet en avant MesParcelles. L’outil a fait ses preuves et dépasse largement le seul registre phytosanitaire. Il permet de gérer l’assolement, de tracer les interventions réalisées (phytosanitaires, fertilisation, travail du sol, irrigation, semis, récolte…), également de mettre en place le prévisionnel de fumure. Les utilisateurs peuvent aussi suivre leurs stocks et, pour ceux qui souhaitent aller plus loin, renseigner leurs charges en intrants ou calculer leurs marges.
Un outil accessible depuis le terrain
MesParcelles peut être utilisé depuis un ordinateur, mais aussi directement sur smartphone. L’application mobile est comprise dans l’abonnement. Un agriculteur peut donc enregistrer une intervention depuis sa parcelle, y compris sans réseau. L’application fonctionne hors connexion et synchronise ensuite les données une fois la connexion retrouvée. La Chambre met aussi en avant l’actualisation régulière du logiciel pour rester en conformité.
Une assistance locale
Dans le Loiret, l’un des arguments avancés par la Chambre repose sur la proximité. L’assistance est assurée du lundi au vendredi par des conseillers du département, habitués à la fois à l’outil, à la réglementation et aux situations rencontrées sur le terrain. « Chaque exploitation est différente. On peut adapter la réponse à la problématique de l’agriculteur », explique Valérie Bougras.
Deux fonctionnements sont proposés. Le premier repose sur l’autonomie. L’agriculteur saisit lui-même ses données, sur ordinateur ou téléphone, et peut solliciter l’assistance ou un accompagnement ponctuel. Pour les nouveaux abonnés, la Chambre propose un mois sans engagement, couplé à deux heures d’accompagnement. Certains choisissent de les utiliser dès le départ. D’autres préfèrent commencer seuls, puis faire un point une fois les premières difficultés rencontrées.
Une solution pour ceux qui ne veulent pas saisir eux-mêmes
Pour ceux qui ne souhaitent pas gérer eux-mêmes la saisie, la Chambre propose aussi des « packs sérénité ». Dans ce cas, l’agriculteur continue à noter ses interventions, souvent sur papier, puis les transmet à un conseiller dédié. Celui-ci se charge de les retranscrire dans MesParcelles. Les échanges peuvent se faire lors de rendez-vous ou par mail, selon les habitudes de chacun.
« Il y a plusieurs niveaux de personnes qui ne sont pas très à l’aise, explique Valérie Bougras. Certains ont simplement besoin d’un accompagnement au démarrage. Pour d’autres, la traçabilité suivie par un conseiller est plus adaptée ». La Chambre privilégie davantage les accompagnements individualisés, plus faciles à adapter aux disponibilités et aux besoins des exploitants. Des permanences sont aussi organisées ponctuellement sur les sites des GDA. Les agriculteurs peuvent trouver toutes les informations en contactant la Chambre ou sur le site agri-territoires-loiret.fr.
Mieux vaut commencer avant janvier
Pour Valérie Bougras, il est préférable de ne pas attendre le 1er janvier 2027 pour prendre l’outil en main. La raison est surtout pratique. En grandes cultures, la campagne démarre dès l’automne. Un agriculteur qui commence maintenant peut enregistrer ses interventions au fil de l’eau et s’habituer progressivement au logiciel. Celui qui attend janvier risque au contraire de devoir revenir sur plusieurs mois de travaux déjà effectués.
Au-delà du seul respect de la réglementation, la Chambre met en avant l’intérêt d’un outil qui centralise l’ensemble des interventions de l’exploitation. Une manière de disposer plus rapidement des informations nécessaires lors d’un contrôle, d’un audit ou pour suivre plus finement sa campagne.
+ d’infos :
Contact : 02.38.71.90.61 - mesparcelles@loiret.chambagri.fr
Des tarifs adaptés aux situations
Le tarif de base du pack complet MesParcelles est fixé à 435 euros HT par an. Des tarifs adaptés existent pour certaines petites exploitations, les exploitations complémentaires ou encore les prestataires. Pour une petite exploitation ou une exploitation complémentaire, un tarif de 218 euros peut notamment être appliqué, sous conditions. La Chambre préfère toutefois orienter les agriculteurs vers un échange préalable afin d’identifier la formule la plus adaptée à leur situation.
Les nouveaux installés bénéficient, eux, d’une première année d’abonnement gratuite. Ils conservent pendant cette période l’ensemble des fonctionnalités, l’accès à l’application mobile et à l’assistance.