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Mécanique
Tractor pulling : Joyce Monnerie réalise un engin sur mesure pour le championnat

En vue de sa participation au championnat de tractor pulling du Loiret qui a lieu ce week-end à Neuville-aux-Bois, Joyce Monnerie a entièrement pensé et conçu son engin de compétition. Découvrez son parcours.

Organisé par l'Association sportive de traction agricole (Asta), le championnat de tractor pulling du Loiret revient ces samedi 24 et dimanche 25 août à Neuville-aux-Bois. Une vingtaine de participants sont attendus, dont Joyce Monnerie, un jeune pilote passionné depuis toujours par la mécanique. À seulement 25 ans, il a conçu lui-même un engin sur mesure pour concourir à cette 40e édition.

Pour rappel, le tractor pulling met en scène plusieurs engins de catégories différentes allant de 200 à 1 000 chevaux. La catégorie des engins est déterminée par le type de construction (libre, super truck, super série, super car, ou super mini pour les plus jeunes) et par leur poids (2,2 tonnes, 3,4 tonnes, 4,4 tonnes et 5,7 tonnes).

Une passion de père en fils

Inspecteur technique et technicien chez un constructeur agricole, Joyce Monnerie participe au championnat départemental de tractor pulling depuis son plus jeune âge. « C'est mon père qui m'a donné le goût de la mécanique, raconte-t-il. C'est un grand collectionneur de voitures. Il en a accumulé près d'une centaine aujourd’hui. C'est également un ancien compétiteur de tractor pulling. Il a participé au championnat du Loiret pendant plus de trente ans. Je l’accompagnais toujours, participant moi aussi dans la catégorie super mini avec mon tracteur-tondeuse, puis, lorsque j’ai obtenu mon permis, dans les catégories pour adulte. J’attendais ça avec impatience depuis toujours ».

Un rêve devenu réalité

Après avoir participé quelques années sur des engins appartenant à son père, Joyce Monnerie va pour la première fois cette année concourir au championnat de tractor pulling au volant de sa propre conception, dans la catégorie 2,2 tonnes. « Évidemment, mon père m'a aidé à la construire, ­précise-t-il. Pour le moteur, j’ai choisi de prendre celui d’une Jaguar XJS V12, que mon père possédait depuis vingt ans. Il a gardé cette voiture tout ce temps, car il avait pour projet de concevoir une machine de 2,2 tonnes pour moi. Idem pour la boîte de vitesses : elle vient d’un tracteur John Deere qu’il avait depuis trente ans ». Joyce Monnerie est particulièrement fier de concrétiser aujourd'hui les idées de son père.

Les spécificités de la machine

Alors que les autres participants optent habituellement pour un châssis de tracteur pour leur engin, Joyce Monnerie a choisi de se tourner vers un châssis tubulaire. « Je pense être le seul pilote du championnat à avoir une machine avec un tel châssis », souligne-t-il. Autre particularité, ­l’engin possède deux boîtes de vitesses (celle de la Jaguar et celle du tracteur) et un nombre conséquent de boîtiers électroniques (un pour la gestion de faisceaux général, deux pour la gestion de l’injection, et deux pour la gestion de l’allumage).

Cela fait deux ans que Joyce Monnerie travaille sur cette machine. Dans la dernière ligne droite avant la compétition de ce dimanche 25 août, le Pressignien y consacre toutes ses journées de congés. « J'y passe tout mon temps, car c'est ma véritable passion  », admet-il. Et lorsqu'on lui demande ses espérances concernant sa machine, le pilote reste terre à terre : « Je n’espère pas grand-chose pour son baptême de compétition, si ce n’est qu’elle fonctionne correctement ».

Rendez-vous ce dimanche pour savoir si Joyce Monnerie et son engin sont arrivés sur le podium.

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