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« Transmettre le flambeau »

Jean-Pierre Lecourt préside la Cuma des Templiers (Loir-et-Cher) depuis un quart de siècle. Il évoque l’histoire et les projets de la coopérative.

Horizons  : Pouvez-vous nous présenter votre Cuma en quelques mots  ?

Jean-Pierre Lecourt  : La Cuma existe depuis 1994 et compte vingt-cinq adhérents. Nous sommes implantés à Arville (commune déléguée de Couëtron-au-Perche, NDLR). Nos principaux matériels sont les suivants  : deux tonnes à lisier, deux épandeurs à fumier, une mini-pelle, un semoir à maïs six-rangs, un tracteur avec une épareuse, un andaineur et trois cover-crops. Notre chiffre d’affaires s’élève à 50  000 euros hors taxes. (…) La coopérative finance 80  % de la valeur du matériel lors de l’achat. Les 20  % restants sont constitués de parts sociales. Selon les matériels, celles-ci dépendent des mètres cubes, des unités ou des surfaces engagées. Ainsi, pour les tonnes à lisier, nous avons engagé 30  000 m3. Ces deux matériels sont utilisés par une dizaine d’agriculteurs. Personnellement, j’ai engagé 7  000 m3. D’autres éleveurs, en fonction de la taille de leur structure, ont engagé 1  000 ou 2  000 m3. Le coût d’utilisation s’élève à 0,80 euro du mètre cube épandu.

Depuis quand présidez-vous la Cuma  ?

Depuis l’origine  ! Dans un premier temps, nous avons fondé une mutuelle d’entraide. Ensuite, nous avons créé une Cuma. Nous étions quatre ou cinq agriculteurs. Nous faisons à la fois de l’élevage et des céréales. Cela nécessite beaucoup de matériels que nous ne pourrions pas acquérir seuls.

Quels ont été vos derniers investissements  ?

Nous venons d’acquérir deux tonnes à lisier avec rampes d’épandage pour 197  000 euros. La reprise des deux anciens outils a représenté 32  000 euros. En 2019, nous avons également renouvelé deux cover-crops (80  000 euros, NDLR) et l’épareuse (27  000 euros, NDLR).

Qu’est-ce qui vous a poussé à investir dans des tonnes à lisier avec rampes d’épandage  ?

En raison de l’évolution de la réglementation, dans quelques années, nous pourrons difficilement épandre des effluents d’élevage avec des buses palettes. Par ailleurs, les rampes apportent une régularité de l’épandage quand il vente. D’autre part, appliquer un produit au ras du sol élimine les odeurs, permettant d’approcher à cinquante mètres des habitations. Enfin, l’une de nos anciennes tonnes datait de 2002. Elle avait donc beaucoup travaillé.

À terme, prévoyez-vous d’autres investissements  ?

Notre semoir à maïs ayant dix ans, nous devrions le renouveler en 2021.

Quels sont les autres projets de la Cuma  ?

J’approche de l’âge de la retraite. Lors d’une prochaine assemblée générale, je transmettrai le flambeau. Les jeunes doivent prendre des responsabilités  !

Propos recueillis par Olivier Joly

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