Exposition Trésors de papier à Barbizon
L’Atelier Théodore Rousseau à Barbizon (Seine-et-Marne) met en avant des œuvres sur papier fragiles et précieuses à travers une exposition ouverte jusqu’au 19 juillet.
L’Atelier Théodore Rousseau à Barbizon (Seine-et-Marne) met en avant des œuvres sur papier fragiles et précieuses à travers une exposition ouverte jusqu’au 19 juillet.
Méconnues, précieuses, fragiles et rares sont les qualificatifs qui siéent le mieux aux œuvres présentées dans l’exposition Trésors de papier. Installée au sein de l’Atelier Théodore Rousseau à Barbizon (Seine-et-Marne), cette exposition, visible jusqu’au 19 juillet, met à l’honneur près de 80 pièces issues exclusivement des collections départementales — celles du Musée des peintres à Barbizon, du Musée Mallarmé à Vulaines-sur-Seine et des Archives départementales. Certaines d’entre elles sont présentées pour la première fois.
Dessins uniques, archives, estampes et gravures révèlent la pluralité des pratiques et le génie des artistes.
Articulée en cinq sections, l’exposition retrace l’histoire de ces œuvres et éclaire les circonstances de leur entrée dans les collections publiques. Elle incite le visiteur à porter un regard nouveau sur le patrimoine graphique et à découvrir les multiples facettes de la création sur papier au XIXe siècle.
Plongée dans les œuvres
La première partie, intitulée Trésors de l’auberge Ganne, rassemble des pièces d’archives exceptionnelles portant la trace du passage des peintres les plus illustres à Barbizon. Parmi elles, le Livre d’or de l’auberge, exposé pour la première fois, sera consultable grâce à sa numérisation. Le public pourra ainsi « tourner les pages » de ce précieux témoignage, véritable trésor de papier dont chaque feuillet révèle un fragment d’histoire.
La deuxième thématique met à l’honneur le dessin et sa place essentielle dans le processus de création. Le Musée des peintres de Barbizon présente un ensemble remarquable de feuilles issues de ses collections, avec un focus sur Ferdinand Chaigneau, dont il conserve le fonds d’atelier.
La troisième section est consacrée aux graveurs de Barbizon, parmi lesquels Charles Jacque, Théodore Rousseau et Jean-François Millet, souvent plus connus pour leurs peintures. Certaines œuvres sont présentées sur des pupitres équipés de loupes, invitant le visiteur à plonger au cœur du trait des artistes.
La quatrième section s’appuie sur les collections du Musée Stéphane Mallarmé. Les visiteurs y découvriront des œuvres d’Édouard Manet, Berthe Morisot, James Whistler et Auguste Renoir témoignant de la vitalité et de la diversité de la création graphique à cette époque.
Enfin, la cinquième et dernière section ouvre une fenêtre sur le Japon, grand producteur dès le XVIIe siècle d'estampes qui ont profondément influencé les artistes européens du XIXe siècle.