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Solidarité
Un casque virtuel supplémentaire grâce au don de Groupama

La Fédération d'Île-de-France de Groupama Paris-Val de Loire a fait un don de 4 500 euros à l’hôpital de Bligny (Essonne) pour contribuer à l’achat d’un deuxième casque de réalité virtuelle, utilisé pour soulager les patients pendant leurs soins.

Jeudi 22 octobre, à Briis-sous-Forges (Essonne), la Fédération d'Île-de-France de Groupama Paris-Val de Loire a remis un don à l'hôpital de Bligny.
Jeudi 22 octobre, à Briis-sous-Forges (Essonne), la Fédération d'Île-de-France de Groupama Paris-Val de Loire a remis un don à l'hôpital de Bligny.
© M.G. - Horizons

À l’hôpital de Bligny (Essonne), la réalité virtuelle a fait son entrée dans le parcours de soins il y a quelques années. Face à la douleur ou à l’anxiété, quelques minutes d’immersion dans un autre univers permettent aux patients de s’évader et de mieux vivre certains actes médicaux.

C’est ce projet qu’a choisi de soutenir cette année la Fédération d'Île-de-France de Groupama Paris-Val de Loire. Jeudi 22 octobre, elle a remis un chèque de 4 500 euros à l’établissement. Une somme qui participera au financement d’un deuxième casque de réalité virtuelle.

Une parenthèse pendant les soins

Prise de sang, toilette, geste douloureux ou montée d’anxiété : le dispositif aide à détourner l’attention et à mieux supporter les soins. Conçu spécifiquement pour un usage médical, avec la collaboration de l’Institut du cerveau de la Pitié-Salpêtrière, il propose différents univers immersifs, de la mer à la montagne, en passant par des décors pixellisés façon dessin animé.

« Grâce à cet équipement, le patient peut s’échapper, se retrouver dans un autre monde », explique Elias Mezher, cadre de santé du service de réadaptation cardiaque. Dans cette unité, où les patients ont souvent vécu un événement traumatisant, l’anxiété est particulièrement présente. « Les séances durent de vingt à trente minutes, parfois jusqu’à une heure, notamment en fin de journée. Chez certains patients, cela permet même d’arrêter les anxiolytiques », reprend Elias Mezher. En oncologie, le casque accompagne également les séances de chimiothérapie, souvent source d'appréhension.

Un équipement partagé entre les services

« L’hôpital de Bligny repose sur trois valeurs fortes : l’excellence, la proximité et la bienveillance, explique son directeur, Jean-Louis Di Tommaso, à la tête de l’établissement depuis dix-huit ans. L’arrivée du casque a révolutionné certains de nos services. Nous sommes très heureux de recevoir ce soutien pour en acquérir un second, qui est déjà très attendu ».

Car jusqu’ici, un seul équipement doit répondre aux besoins de plusieurs services. Il passe ainsi chaque mois de la réadaptation cardiaque à l’oncologie. « Ce ­deuxième casque permettra de mieux répondre aux besoins des équipes et des malades », se réjouit Céline Bernier, coordinatrice.

Chaque année, la Fédération d'Île-de-France de Groupama Paris-Val de Loire consacre un don à un projet d’intérêt collectif. Après une autre initiative soutenue l’an dernier, elle a donc choisi cette fois l’hôpital de Bligny. « Nous sommes heureux de contribuer à un projet concret, utile et qui a du sens », souligne Jean-Louis Savouré, président de la caisse locale.

Créé en 1900 comme sanatorium, l’hôpital de Bligny compte aujourd’hui 350 lits et 670 salariés, répartis sur un domaine de 85 hectares. Il conserve notamment 62 lits consacrés à la tuberculose, une activité dont il est le dernier représentant en France.

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