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Val-d'Oise
Un chantier de réhabilitation et de renaturation ambitieux à Boissy-l'Aillerie

À cheval entre Boissy-l'Aillerie et Puiseux-Pontoise (Val-d'Oise), le chantier de réhabilitation et de renaturation a débuté cet hiver sur la décharge sauvage. 2,4 hectares seront notamment rendus à l'agriculture d'ici 2024.

Souvenez-vous. En 2018, un terrain agricole situé à cheval entre les communes de Boissy-l'Aillerie et ­Puiseux-Pontoise (Val-d'Oise) était envahi illégalement par des Roms. L'agriculteur propriétaire, Jean-Pierre Dubray, avait alors subi cinq mois de cauchemar au cours desquels le site est devenu l'une des plus grandes décharges sauvages d'Île-de-France. 14 000 m3 de déchets y ont été accumulés.

Quatre ans plus tard et après de longues études, un projet de réhabilitation et de renaturation voit enfin le jour pour ce site de 8 hectares. Il est le fruit d'un travail commun entre l'agriculteur, la préfecture, les deux communes concernées et les sociétés Reva et ECT en charge du chantier. « Une collaboration exemplaire et une volonté commune d'aboutir à une solution » saluée par tous lors du lancement officiel du chantier le 19 mai, y compris par le nouveau préfet du département, Philippe Court. « C'est un formidable message d'optimisme et un bilan positif du point de vue écologique. Face à ce chantier de grande envergure, nous aurions pu nous décourager mais c'est en travaillant de manière collective qu'on trouve des solutions ».

Depuis quelques semaines, les engins ont investi le site et l'opération de tri et d'évacuation des déchets a démarré. « Nous avons installé une plateforme de tri sur place pour séparer le bois, les pneus, un peu de granulat et de la ferraille, même si elle a déjà majoritairement été valorisée ! », a expliqué la société Reva. Au total, ce sont 6 000 tonnes de déchets qui doivent être évacués avant cet été. « À l'issue de cette opération, le remblaiement pourra débuter, a annoncé l'entreprise ECT. Nous acheminerons 500 000 m3 de terres issues des chantiers du Grand Paris, sur deux ans. L'objectif est de remodeler le site, de le sécuriser et d'apporter une cohérence topographique ».

Ainsi, 2,4 hectares seront rendus à l'agriculture d'ici l'automne 2024. Établi en concertation avec le Parc naturel régional du Vexin français, le projet prévoit également la création de 3,7 hectares de milieux boisés et 1,3 hectare de milieux herbacés et enfin 0,6 hectare de lisières et de haies arbustives.

Réponse adéquate

Très récemment arrivé dans le Val-d'Oise, le préfet Philippe Court a profité de cette rencontre pour faire part de ses ambitions en matière d'occupation illégale de terrain. « Je souhaite que nous puissions traiter le problème à la source. Il est désormais urgent que nous soyons en capacité d'identifier les pollueurs et de les faire payer. La puissance publique doit se doter d'outils plus efficaces en ce sens. Dans le département du Val-d'Oise, nous allons mettre en place une cellule de lutte contre l'atteinte à l'environnement qui nous permettra d'accroître les moyens mis en œuvre pour rechercher les pollueurs et ainsi apporter une réponse adéquate à ce genre de situation ».
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