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Eau
Un contrat territorial pour les AAC de Terminiers et du Puiset

Le premier contrat territorial des Aires d'alimentation de captage (AAC) de Terminiers et du Puiset a été signé par les parties prenantes, le 3 avril à Terminiers.

Pas moins de neuf signatures sont apposées sur le premier contrat territorial des Aires d'alimentation de captage (AAC) de Terminiers et du Puiset à Janville-en-Beauce, mercredi 3 avril à Terminiers (Eure-et-Loir).

Trouver le juste équilibre

Il y a d'abord celle de Benoit Pellegrin, le président de la communauté de communes Cœur de Beauce : « La qualité de l'eau est devenue un enjeu majeur de notre société. Elle est utile à tous, il faut trouver le juste équilibre pour que tout le monde puisse en profiter. Ce contrat a été conçu dans une logique de dialogue et de concertation. Rien n'est simple, chacun a ses problèmes à gérer et ses besoins. Mais la communauté de communes a foi en ce projet », assure-t-il.

Celle du directeur de la délégation Centre-Loire de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, Bertrand Dugrain : « L'objectif est d'améliorer la qualité de l'eau potable. Ce contrat territorial est un outil de l'Agence de l'eau pour y parvenir. L'enjeu est fort. Nous avons déjà mené des actions avec la communauté de communes, mais l'enjeu de ce contrat est d'agir en préventif pour éviter d'avoir trop de produits phytosanitaires et de nitrates dans l'eau », souligne-t-il.

Celle du représentant de l'État, le sous-préfet Kevin Poveda : « Ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est la capacité à agir de la communauté de communes dans un contexte où l'erreur serait l'immobilisme. En Eure-et-Loir, nous avons 29 captages prioritaires, et l'arrêté pris pour Janville le 20 mars 2023 nous engageait à nous retrouver aujourd'hui. La volonté de l'État n'est pas de montrer du doigt telle ou telle pratique, c'est au contraire de montrer que l'agriculture eurélienne est une fierté. Elle répond à des enjeux de souveraineté alimentaire, de production, auxquels l'État apporte son plein soutien. Et en parallèle, il faut être conscient des enjeux de la qualité de l'eau », rappelle-t-il.

La table des signataires compte aussi les représentants de trois coopératives du secteur (la coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche, la Scael et Axéréal), les entreprises agricoles que sont la Ferme des Arches et PMA 28, et, bien sûr, la chambre d'Agriculture qui finance une bonne part du budget (lire encadré) et qui assure l'animation agronomique de ces AAC.

Réunion publique

Ce contrat territorial signé, les choses sérieuses commencent. Il faut agir. Sur ces deux captages, le taux de nitrates est passé de 25 mg/l il y a vingt-cinq ans, à 50 mg/l voire plus aujourd'hui… La prochaine étape sera une seconde réunion publique avec les exploitants concernés et les prescripteurs. Elle devrait être planifiée entre le 15 et le 25 juin.

Le budget

Comme l'a souligné le président de la com-com Cœur de Beauce, Benoit Pellegrin, 645 350 euros sont débloqués sur trois ans pour faire vivre ce contrat. 193 212 euros proviennent de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, 177 105 euros sont apportés par la chambre d'Agriculture, et le solde, 275 033 euros, par la communauté de communes.

Le territoire

Les deux AAC couvrent une surface de 4 000 hectares, dont 95 % sont des terres agricoles. 79 exploitations sont concernées.


Travail préparatoire

« Les agriculteurs sont associés dès le début »

Après qu'un captage a été décrété prioritaire, un vrai travail commence : « La première étape est la délimitation de l'AAC par un hydrogéologue, explique le chef du service agronomie de la Chambre, Thierry Savoie. Nous avons retenu un isochrone à 20 ans, c'est-à-dire la courbe de niveau où une goutte d'eau met vingt ans pour rejoindre la nappe. Un périmètre plus large, avec un isochrone à 30 ou 50 ans, n'aurait pas engagé les agriculteurs de la même façon… La deuxième étape est la validation de ce périmètre par le comité de pilotage. Puis, dans un troisième temps, nous avons organisé une réunion publique avec tous les agriculteurs concernés, pour expliquer la délimitation retenue et engager un travail de co-construction du plan d'action. Des ateliers de co-construction réunissant les agriculteurs, les coopératives, la Chambre ont été mis en place pour définir quelles actions engager selon les problématiques rencontrées. Nous avons regardé quelles molécules sont retrouvées dans le captage et l'on acte ensemble le plan d'action. Ici, ce sont les produits phytosanitaires et les nitrates qui sont ciblés. Enfin, nous présentons tout ça à l'Agence de l'eau et on signe… En fait, les agriculteurs sont associés au processus dès le début, tout repose sur une démarche volontaire de leur part ».

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