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Sia
Un front commun pour les filières agricoles en Centre-Val de Loire

Mardi 24 février, au Salon international de l’agriculture, les principaux acteurs publics et professionnels régionaux ont signé une charte destinée à renforcer la transformation et la structuration des filières en Centre-Val de Loire.

Mardi 24 février, à Paris. Signature, au Salon international de l’agriculture, de la charte régionale pour structurer les filières agricoles et agroalimentaires du Centre-Val de Loire, en présence de l’État, de la Région, de la chambre d’Agriculture et de l’Area.
Mardi 24 février, à Paris. Signature, au Salon international de l’agriculture, de la charte régionale pour structurer les filières agricoles et agroalimentaires du Centre-Val de Loire, en présence de l’État, de la Région, de la chambre d’Agriculture et de l’Area.
© F.J. - Horizons

Sur le stand de la Région Centre-Val de Loire, mardi 24 février au Salon international de l’agriculture (Sia), la signature de la charte destinée à renforcer la transformation et la structuration des filières en Centre-Val de Loire s’est déroulée devant un public mêlant élus, agriculteurs, visiteurs et représentants de l’industrie agroalimentaire. Autour de la table : Sophie Brocas, préfète de région, François Bonneau, président du conseil régional, Maxime Buizard Blondeau, président de la chambre régionale d’Agriculture, et Paul-Olivier Claudepierre, président de l’Association régionale des entreprises alimentaires (Area).

« Regarder devant »

Le document repose sur un diagnostic clair : le Centre-Val de Loire figure parmi les grandes régions agricoles européennes. Pourtant, la transformation ne capte pas toute la valeur produite. Le chiffre d’affaires des industries agroalimentaires régionales demeure inférieur à celui de la production agricole. L’enjeu consiste donc à structurer davantage les filières pour que la valeur créée sur les exploitations soit transformée et maintenue sur le territoire. La charte fixe quatre axes : consolider les filières existantes, relocaliser les approvisionnements, soutenir les projets industriels émergents et préparer le développement de nouvelles filières à forte valeur ajoutée, en tenant compte des évolutions climatiques et des marchés.

François Bonneau a insisté sur la portée de la démarche. Il s’est dit « heureux » de cette signature, estimant que les partenaires « regardent devant » plutôt que de céder au découragement. Dans un contexte marqué par les tensions agricoles et économiques, il voit dans cette charte « l’affirmation d’une feuille de route » qu’il juge essentielle à porter collectivement.

« Être plus forts ensemble »

Paul-Olivier Claudepierre a replacé l’agriculture au centre de la démarche : « Cela peut paraître une évidence, mais il faut le rappeler : sans agriculture, il n’y a pas de transformation, pas d’industrie alimentaire ». Le président de l’Area voit dans cette charte une dynamique collective. « On a besoin d’être plus forts ensemble », exprime-t-il, évoquant la nécessité de créer davantage de valeur et de mieux la partager entre producteurs et transformateurs. L’un des points majeurs du texte concerne le sourcing régional. La charte va, selon lui, « obliger l’industrie agroalimentaire à privilégier l’approvisionnement local », afin que les matières premières transformées soient recherchées « au plus proche de nos sites ». Au-delà de l’existant, il projette la filière dans les années à venir. Cette démarche doit permettre « d’imaginer l’avenir, de travailler sur de nouvelles filières agricoles qui aient du sens, qui apportent de la valeur et qui ouvrent la voie à des investissements », souligne-t-il.

Des engagements opérationnels

La charte prévoit aussi la mise en place de groupes de travail pour accompagner la structuration de deux à trois filières autour de projets industriels. Profession agricole, coopératives, industriels, distributeurs et pouvoirs publics seront associés pour examiner les volumes, les outils de transformation, la logistique et le partage de la valeur.

Une dizaine d’industriels identifiés par l’Area pourraient être accompagnés dans la relocalisation de leur approvisionnement en produits issus des grandes cultures régionales. Le texte mentionne aussi la mobilisation de la commande publique, dans le cadre de la loi Egalim, ainsi que le soutien aux outils de transformation comme les abattoirs et les légumeries.

L’État, par la voix de Sophie Brocas, mobilisera ses moyens humains et son expertise pour animer la démarche. La Région, présidée par François Bonneau, engagera des moyens financiers et d’ingénierie pour soutenir les projets. Les chambres d'Agriculture, sous la responsabilité de Maxime Buizard Blondeau, assureront la coordination et l’accompagnement des exploitants. L’Area fédérera ses adhérents autour de l’objectif d’augmenter la part de matières premières régionales dans leurs activités de transformation.

Voir aussi Sia : inauguration officielle pour la région Centre-Val de Loire

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