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Justice
Un lieu pour les auteurs de violences conjugales

Une antenne eurélienne du Centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA) Centre-Val de Loire a ouvert à Chartres.

Lundi 29 avril, à Chartres. Autour de la présidente du tribunal de Chartres, Stéphanie Kretowicz, et du procureur de la République, Frédéric Chevalier (au c.), la déléguée départementale aux droits des femmes, Mathilde Haulon (à d.), et les président et directeur de l'association Assoedy (à g.).
Lundi 29 avril, à Chartres. Autour de la présidente du tribunal de Chartres, Stéphanie Kretowicz, et du procureur de la République, Frédéric Chevalier (au c.), la déléguée départementale aux droits des femmes, Mathilde Haulon (à d.), et les président et directeur de l'association Assoedy (à g.).
© H.C. - Horizons

À la suite du Grenelle de lutte contre les violences conjugales de 2019, il a été décidé de créer des Centres de prise en charge des auteurs de ces violences (CPCA). Aujourd'hui, il en existe une trentaine en France. Celui de la région est porté depuis 2020 par l'association Entraide et solidarités, et des antennes ont été ouvertes depuis dans chaque département. La dernière l'a été en Eure-et-Loir, au Point justice de Chartres, fin avril. Elle est portée par l'association Assoedy.

Prise en charge globale

Ce CPCA a pour mission de prendre en charge, de manière globale et pluridisciplinaire, les auteurs de violences conjugales. Ils s'y présentent soit de manière volontaire (environ 10 % des cas), soit sur orientation judiciaire, contrôle avec obligation de soin. « Éviter la récidive est le premier objectif de ce dispositif, a souligné la présidente du tribunal judiciaire de Chartres, Stéphanie Kretowicz. Cela passe par la compréhension du passage à l'acte par son auteur et une réponse immédiate, avant la comparution devant le juge ».

Ce dispositif qui s'intègre dans le dispositif de protection des victimes en s'attaquant à la cause du problème, s'articule autour de plusieurs modalités de prise en charge : un module socle comprenant des actions de responsabilisation via des stages ou un accompagnement thérapeutique en groupe et des modules complémentaires comme un accompagnement thérapeutique individuel, le suivi socio-éducatif ou des ateliers thématiques.

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