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Un pacte agricole qui offre plus de visibilité

Le pacte agricole et la mise en place de la loi Egalim et des cahiers des charges des AOP étaient au cœur des discussions lors de l’assemblée générale de la FDSPL le 8 avril à Dagny.

« 2019 est l’année de l’application par les éleveurs des cahiers des charges des appellations d’origine protégée des bries de Meaux et de Melun. Un accord au sein de l’ODG (organisme de défense et de gestion) permet de valoriser le lait produit en zone AOP depuis le 1er janvier. D’ailleurs concernant le prix, il a été stagnant en 2018, mais l’embellie actuelle nous donne espoir de voir un prix du lait qui se redresse dans le temps », a souligné le président de la FDSPL (Fédération départementale des syndicats des producteurs laitiers) de Seine-et-Marne, lors de l’assemblée générale de celle ci le mardi 8 avril à Dagny.

Face à la situation financière saine du syndicat et aux difficultés rencontrées par les producteurs, une réduction de la cotisation sera discutée lors du prochain conseil d’administration.

La filière laitière, très demandeuse lors des Etats généraux de l’alimentation, a travaillé sur un plan de filière écrit avec les trois familles de l’interprofession dans le cadre de la loi Egalim.

Aujourd’hui, l’objectif, reconnu par le Cniel*, est un prix du lait pouvant rémunérer l’éleveur à hauteur de 70 heures de travail par semaine (soit deux Smic/mois). Il est fixé à 396 euros/tonne.

Autre point évoqué  : la refonte de la contractualisation.

La loi Egalim précise que c’est à l’éleveur ou à son OP (organisation de producteurs) de présenter un contrat à son transformateur, sachant que certains critères sont imposés. Jean-Claude Pette en a profité pour dénoncer le fait que les « grandes surfaces utilisent l’image des paysans et la bradent en faisant croire qu’ils aident les producteurs ».

Quant au vice-président de la chambre d’Agriculture de région Île-de-France, Guillaume Lefort, il a rappelé la genèse du pacte agricole voté par la Région Île-de-France, « né d’un projet de refonte des soutiens de la région vers les agriculteurs franciliens. L’enveloppe dédiée à l’agriculture a été largement revalorisée et s’élève à 150 millions d’euros sur 5 ans avec un gros volet d’aide à l’investissement ».

Le programme s’étend jusqu’en 2022.

Les trois catégories d’appels à projet ont été détaillées par Justin Lallouet, responsable Prospectives et communication de la chambre d’Agriculture.

« Je vous invite à réfléchir à vos projets. Ces soutiens vous apportent de la visibilité, a insisté Cyrille Milard, président de la FDSEA 77. Concernant l’agribashing, notamment menée par les antispécistes, c’est une véritable lame de fond encouragée par les médias. Nous avons alerté le gouvernement et plus localement la préfète afin de faire en sorte d’éviter les dérapages ».

Enfin, le secrétaire de la confrérie du brie de Meaux a lancé un appel aux éleveurs pour qu’ils s’investissent aux côtés des bénévoles.

L.G.-D.

*Centre national de l’économie laitière

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