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Un psy pour dialoguer avec les agricultrices

La commission des agricultrices de la FDSEA d’Eure-et-Loir a organisé une réunion de sensibilisation pour mieux appréhender les difficultés de la vie.

Le 13 décembre, à Chartres. La commission des agricultrices de la FDSEA, présidée par Christelle Bois (à g.), a invité le psychiatre Marc Fillatre pour dialoguer avec les agricultrices.

Le psychiatre Marc Fillatre, qui préside l’association Vies 37, a répondu à l’invitation de la commission des agricultrices de la FDSEA d’Eure-et-Loir qui a organisé une réunion de sensibilisation à Chartres le 13 décembre, sur le thème « Bien dans mes bottes pour affronter les difficultés de la vie ».

Après la diffusion d’un documentaire sur les difficultés d’un agriculteur de la Sarthe, le dialogue s’est instauré entre le psy et la salle, et plus particulièrement sur la prévention du risque suicidaire.

Selon lui, deux facteurs peuvent conduire quelqu’un au passage à l’acte suicidaire : « le désespoir, qui va avec le sentiment que tout a été fait et que la personne ne retrouvera pas une situation vivable et la perte du sentiment d’appartenir à la communauté à laquelle elle pensait appartenir ».

Pour le psychiatre, il existe, heureusement, des facteurs de protection.

L’éducation, qui donne aux enfants le sentiment qu’ils ont les ressources pour se sortir seuls des situations difficiles, et l’entourage. « Le souci pour l’entourage est que l’on se dit qu’il ne faut pas se mêler des affaires des autres. Or il aurait tort de ne pas le faire et s’il se trompe, la personne reçoit tout de même le message que l’on se préoccupe d’elle », a-t-il pointé.

« L’autre façon de faire de la prévention du suicide, c’est d’en parler autour de soi, user du bon côté du commérage... Ça sauve des vies ».

Quant à savoir comment détecter le risque suicidaire, pour Marc Fillatre : « Ceux qui se suicident sont ceux qui sont le moins enclins à parler. Quelqu’un de moins en moins ouvert est un signe d’alerte. Les gens construisent leur geste suicidaire : il faut leur retirer les moyens de le faire. Après, quand elles ont tout réfléchi, elles se mettent à aller bien, tout à coup. C’est là qu’il faut faire attention ».

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