Aller au contenu principal

Manutention
Le Loadix, télescopique électrique autonome

L'entreprise ManuRob a dévoilé son robot Loadix au Sima, un télescopique autonome qui a pour objectif d'automatiser les tâches de manutention en élevage, comme le chargement des effluents ou l'alimentation du bétail.

La start-up ManuRob, issue du groupe breton M-Extend (chargeurs MX et Manip’ et Mach Connectors) a présenté pour la première fois lors du dernier Sima son concept de télescopique autonome : le Loadix. Son objectif est de faciliter les tâches de manutention, particulièrement en élevage, pour libérer du temps aux exploitants. Le télescopique possède une capacité de manutention de deux tonnes et quatre mètres de haut. Il est 100 % électrique et gère sa recharge en autonomie.

Naissance du projet

Pierre Germanaud, directeur de ManuRob, explique le fonctionnement du prototype Loadix lors du Sima en novembre dernier.

« L'idée au départ était de trouver une solution qui permette d'automatiser les tâches de manutention récurrentes », explique Pierre Germanaud, directeur de ManuRob. Pour lui les solutions autonomes qui existent déjà possèdent des limites problématiques. Tout d'abord au niveau des contraintes d'implantation dans la cour de ferme : « Nous voulions une solution qui soit la moins intrusive possible et qui ne nécessite aucune installation spécifique dans la ferme ». Pour que les voies de circulation n'aient pas besoin d'être bétonnées ou goudronnées, le robot bénéficie alors d'une motricité et d'une capacité de franchissement suffisante pour évoluer dans la cour de ferme.

Tâches diverses

La principale fonction du Loadix est de manipuler du vrac comme du fumier, pour limiter les actions de l'exploitant. « Le télescopique peut par exemple s'interfacer avec un méthaniseur pour gérer tout le flux de matière qu'il nécessite », note Pierre Germanaud. Dans une ferme, l'atelier alimentation du troupeau nécessite également de la manutention régulièrement. Le Loadix pourra alors aussi être équipé d'un outil dédié à l'alimentation. Il aura la capacité de charger les différents éléments par de la ration, les mélanger puis les distribuer. D'autres outils comme la balayeuse peuvent être utilisés pour nettoyer une zone après manutention.

Expérience du groupe

L'entreprise française, forte de ses liens avec le groupe M-Extend, qui rassemble notamment deux marques de chargeurs, équipe le prototype d'un porte-outil pour un accrochage de l'accessoire sans intervention humaine. Le Loadix bénéficie donc d'une connexion hydraulique automatique pour animer l'outil avec le circuit hydraulique et d'une connexion électrique pour la communication entre l'outil et la machine. Cela permet d'effectuer les changements d'outils également de manière complètement autonome. « L'accrochage garde un standard Euro, ce qui permet de continuer à utiliser l'outil sur un chargeur frontal ou un tracteur agricole », ajoute le responsable.

Autonomie totale

Le fonctionnement autonome du prototype s'effectue grâce à deux types de capteurs. Le premier localise le véhicule dans l'espace pour se déplacer d'un point connu à un autre point connu (type GPS). Le second est permis par la caméra stéréoscopique, placée sur le dessus du véhicule. « Celle-ci va nous permettre de le guider dans les derniers mètres lorsque l'on va choisir un outil ou prélever la matière », explique le directeur. Le capteur va ensuite scanner le tas de matières et trouver le bon point de chargement pour exécuter sa séquence de mouvement.

Le loadix est actuellement en phase de test sur des exploitations et son lancement n'est pas encore prévu. « Nous sommes dans un processus d'innovation assez fort, donc le temps dépendra des difficultés que nous rencontrerons par la suite », confie Pierre Germanaud. Il ajoute : « Nous avons rencontré beaucoup de visiteurs sur le salon qui se projettent bien dans l'utilisation de cette machine, c'est très encourageant pour continuer dans cette voie ».

 

Regardez notre vidéo :

Cet article fait partie d'un dossier Manutention

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

À Faverelles, lundi 19 octobre. Frédérique Toussaint, Willem Boode, Mickaël Bedu, Rémi Toussaint et Manuel Leteur (de g. à d.) se sont réunis pour évoquer les conséquences de la sécheresse sur leurs exploitations et l’alimentation des troupeaux.
Dans l'est du Loiret, la sécheresse met les exploitations à rude épreuve
Réunis à Faverelles (Loiret) lundi 19 octobre, chez Manuel Leteur, plusieurs agriculteurs de l'est du Loiret et de la Nièvre…
Mercredi 7 octobre, à Champseru. Le préfet, Xavier Pelletier (à d.), est sensibilisé aux problématiques de la filière betteravière par le président de la CGB CVL, Xavier Pelé, et le producteur Damien Delachaume.
Le nouveau préfet d'Eure-et-Loir mis face aux problématiques agricoles
À l'invitation de la FNSEA et de JA 28, le nouveau préfet d'Eure-et-Loir a visité deux exploitations mercredi 7 octobre. Il…
Vendredi 16 octobre, à Boissy-lès-Perche. Marco Mandrillo est le responsable marketing d'Andros Foodservice, Jérôme Chapon préside l'APL2A, Justine Rousseau fait le lien entre les éleveurs et Andros, Anthony Chapon est l'éleveur qui reçoit tout le monde (de g. à d.).
Andros Foodservice invite la presse au Gaec du Bois Spert
Andros Foodservice a convié la presse vendredi 16 octobre au Gaec du Bois Spert, pour lui faire découvrir sa filière éthique…
Le Mée-sur-Seine jeudi 8 octobre. Les partenaires du centre de gestion sont venus nombreux assister à ce rendez-vous annuel toujours très attendu.
CERFrance : une campagne 2026 qui met à l’épreuve les équilibres économiques
La réunion conjoncture du CERFrance Champagne Nord-Est Île-de-France le jeudi 8 octobre au Mée-sur-Seine a permis de…
Patrick Vernon, céréalier à Santenay, et son fils Anatole sont en plein dans les semis de la campagne 2027 qui pour le moment se déroulent dans de bonnes conditions.
Semis : préparer sa campagne 2027
Après une campagne 2026 difficile, particulièrement dans les parcelles de maïs en raison des aléas climatiques, les exploitants…
Marie Gricourt, cheffe du restaurant Gric à Orléans, a été sacrée Meilleure ouvrière de France le 8 octobre. Une consécration qui récompense son talent, mais aussi les producteurs locaux qui la fournissent en matières premières.
Marie Gricourt, la recette d’une consécration
La cheffe du restaurant Gric, à Orléans (Loiret), a décroché le titre de Meilleure ouvrière de France jeudi 8 octobre, à…
Publicité