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Un temps pour tout en agriculture discuté à Thiron-Gardais

Les élus de la MSA ont organisé mi-novembre à Thiron-Gardais, une soirée autour du thème : « Un temps pour tout… La famille, le travail : quel équilibre ? ». Elle a réuni une vingtaine d’agriculteurs.

Le 16 novembre, à Thiron-Gardais. La soirée de la MSA a permis à trois agriculteurs de témoigner sur la façon dont ils géraient leur emploi du temps : Jean-Luc Debray, Brigitte Boivin et Cyril Girard (de g. à d.).

« Quand je me suis installé, je me suis dit au bout d’un moment que j’allais m’organiser autrement. Et puis le temps passe... Jusqu’au jour où je me suis retrouvé aux urgences », a témoigné l’éleveur Jean-Luc Debray, lors de la soirée organisée le 16 novembre à Thiron-Gardais par les élus de l’échelon local Perche-sud de la MSA, consacrée à la thématique du temps en agriculture.

Ni le temps qu’il fait, ni le temps qui passe mais celui que l’on consacre à son travail, à sa famille et au reste...

La réunion, très conviviale, a permis à trois exploitants de témoigner et s’est poursuivie autour d’un repas.

« C’est très difficile d’équilibrer vie professionnelle et vie privée, d’autant que j’ai d’autres activités à côté. Je pense qu’il faut bien séparer les choses », a souligné Jean-Luc Debray.

Ce qu’essaie de faire également Brigitte Boivin, exploitante avec son mari sur trois sites : « Nous avons une vie un peu mélangée. Nous vivons sur l’exploitation alors tout est lié. Mais la naissance des enfants a tout changé, il faut s’en occuper, j’ai décidé de diminuer mon temps de travail. Je consacre aujourd’hui du temps à la gestion, au recrutement de salariés — c’est un poste clé — à la formation, à l’administratif », a-t-elle témoigné.

Polyculteur-éleveur en Gaec avec son père, Cyril Girard a apporté également son témoignage : « Ma passion, c’est l’agricole. Le métier mange du temps sur la partie des loisirs mais j’ai envie d’avancer. Nous arrivons à partir une semaine par an mais si la conjoncture était là, ça irait mieux. Il y a des choix à faire, j’essaye de trouver un équilibre ».

« En fait je ne sais pas combien d’heures par semaine je travaille, je ne mets pas de compteur. Du travail, il y en a toujours... Il faut essayer d’avoir une vie privée, de trouver du temps libre. C’est un objectif en tous cas ».

Après les témoignages, les deux animatrices de la MSA, Perrine Ribot et Sila Badohoun, ont rappelé que le Gouvernement avait mis en place dans le cadre du plan de soutien à l’agriculture, une aide au répit.

Elles expliquent : « Le but est d’aider les exploitants en difficulté sans attendre un burn-out. Il suffit de venir nous voir. La MSA prend en charge le travail d’un salarié pendant sept jours. Il y a une évaluation par une assistante sociale. Il ne faut pas hésiter à nous solliciter. Que cette aide au répit soit renouvelée ou pas par le Gouvernement, les élus de la MSA Beauce/Cœur-de-Loire ont décidé de continuer ».

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