Tracteurs
Un tracteur en Cuma pour diminuer son coût horaire
Comme pour d’autres matériels, la mutualisation du tracteur permet de diluer les charges fixes dans un volume d’heures travaillées plus élevé. Cela suppose toutefois une organisation claire et rigoureuse.
Comme pour d’autres matériels, la mutualisation du tracteur permet de diluer les charges fixes dans un volume d’heures travaillées plus élevé. Cela suppose toutefois une organisation claire et rigoureuse.
Pour la fédération des Cuma Seine normande, la voie de la mutualisation de l’achat des tracteurs est une quasi-évidence. Pas pour des questions idéologiques, mais bien économiques. Selon les modèles, la traction pèse 32 % des charges de mécanisation d’une exploitation agricole en France. Les tracteurs représentent donc un tiers des charges mécaniques, soit près de deux fois plus que les engins de récolte (18 %) et plus de cinq fois plus que le matériel de travail du sol (6 %). Rien de très étonnant, puisque le tracteur demeure l’outil le plus polyvalent de l’exploitation. Mais ne coûte-t-il pas trop cher ? « 80 % des exploitations agricoles sont équipées d’un tracteur de plus de 200 chevaux, souligne Gauthier Savalle, animateur agroéquipement aux Cuma Seine normande. Avec un volume de travail de l’ordre de 350 heures par an, le coût horaire du matériel explose.