Interview d'Émilien Marcault
« Une bonne gestion de la fertilisation azotée est essentielle »
Élu chargé de l’agronomie et de l’expérimentation au sein de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir, Émilien Marcault partage son regard sur l’optimisation technico-économique de la fertilisation azotée.
Élu chargé de l’agronomie et de l’expérimentation au sein de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir, Émilien Marcault partage son regard sur l’optimisation technico-économique de la fertilisation azotée.
Pour commencer, pouvez-vous nous décrire votre exploitation ?
Émilien Marcault : Je suis agriculteur sur les communes de Dammarie et de Digny (Eure-et-Loir) depuis 2007. Je produis des céréales et des oléoprotéagineux en conventionnel, sans irrigation. Mon assolement comprend blé tendre, blé dur, blé améliorant, escourgeon, orge de printemps, colza, tournesol, pois d’hiver et de printemps, selon les campagnes. Mes deux sites, distants de 40 km, sont situés sur des aires d’alimentation de captage Grenelle.
Pourquoi est-il important, selon vous, de raisonner sa fertilisation ?
La gestion de la fertilisation azotée est essentielle. Chaque parcelle possède un potentiel différent, fortement dépendant du contexte climatique annuel, ce qui impose d’adapter les apports pour atteindre les rendements objectifs et la qualité attendue par les acheteurs.