Aller au contenu principal

Une campagne pour prévenir des risques de la rage

Le ministère de l'Agriculture renouvelle sa campagne de prévention « Gare à la rage ». L'occasion de rappeler les consignes et démarches à effectuer impérativement avant de voyager, avec ou sans animal.

La France est officiellement indemne de rage depuis 2001. Mais cette maladie est encore présente dans de nombreux pays. Des cas de rage isolés sont régulièrement détectés en France, à cause d'introductions d'animaux de compagnie ne respectant pas les garanties sanitaires requises en provenance de pays où la maladie circule encore. Le dernier cas importé en France, en janvier dernier, a été détecté chez un chien ramené par un particulier du Maroc. La période estivale est donc le moment choisi par le ministère de l'Agriculture pour renouveler sa campagne de prévention contre la rage. Les propriétaires d'animaux de compagnie voyageant à l'étranger avec eux, tout comme les voyageurs visitant des pays touchés par la rage doivent respecter un certain nombre de précautions.

Qu'est-ce que la rage ?

Le virus rabique infecte le système nerveux et affecte son fonctionnement. Une fois les symptômes apparus, la rage est toujours mortelle. Dans le monde, la rage tue une personne toutes les dix minutes. Le virus de la rage est présent dans la salive des animaux infectés (chien, chat, mammifère sauvage…). Le ministère de l'Agriculture précise que « la transmission se fait par contact direct avec la salive d'un animal contaminé par morsure, griffure ou encore léchage sur la peau écorchée ou d'une muqueuse. L'animal infecté devient contagieux dès quinze jours avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie et jusqu’à sa mort. La rage ne se transmet pas entre hommes ».

Prévention de la rage chez l'humain

Une des principales précautions est de ne pas manipuler les animaux sauvages ou errants surtout lorsqu’ils sont trouvés malades ou blessés. Selon l'Institut Pasteur, « la rage peut être prévenue à 100 % par la mise en œuvre d’une prophylaxie post-exposition précocement après l’exposition à un animal suspecté d’être enragé. Ce traitement préventif comprend le nettoyage de toutes les plaies, juste après la morsure ou griffure (eau et savon pendant quinze minutes), puis une antisepsie soigneuse. La prophylaxie post-exposition en elle-même comprend une vaccination, accompagnée de l’administration d’un sérum antirabique pour les expositions les plus sévères. Le traitement doit être effectué rapidement après l’exposition, avant l’apparition des premiers symptômes qui signe une évolution inexorablement fatale. Cette prophylaxie consiste en quatre ou cinq injections intramusculaires de vaccin réparties sur un mois et elle est bien tolérée ».

Que faire en cas de morsure ?

Le ministère de l'Agriculture rappelle que tout chien ou chat ou autre carnivore ayant mordu ou griffé une personne doit être présenté à un vétérinaire par son propriétaire dans les 24 heures suivant la blessure. L’animal fait obligatoirement l’objet d’une surveillance sanitaire par le vétérinaire pendant quinze jours.

En cas de morsure :

  • il faut immédiatement nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon, rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique ;
  • il est indispensable de consulter rapidement un médecin, qui pourra selon le contexte orienter la personne mordue vers un centre antirabique et effectuer une mise à jour de la vaccination antitétanique.

Je voyage à l'étranger

Pour voyager avec son chat, chien, furet au sein de l’Union européenne, l’animal doit disposer d'une identification par puce électronique, d'une vaccination antirabique réalisée à l'âge minimal de douze semaines, en cours de validité (primo-vaccination et rappels à jour) et d'un passeport délivré par un vétérinaire sanitaire attestant de l’identification et de la vaccination antirabique de l’animal. Des dispositions particulières s'appliquent pour se rendre en Irlande, à Malte, au Royaume-Uni et en Finlande.

J'adopte un animal provenant de l'étranger

Le ministère insiste sur la nécessité d'acheter tout animal de compagnie selon les circuits légaux, afin d’éviter la réintroduction de la rage en France et limiter les risques pour soi-même et les autres. Il est interdit d'apporter des chiens et des chats sur le territoire français sans respecter les conditions sanitaires, comme notamment l’identification de l’animal, une vaccination antirabique en cours de validité, réalisée après la vérification de la concordance entre l'identification de l'animal et ses documents d'identification, et, en fonction du pays de provenance, avoir subi une prise de sang pour vérifier sa protection contre la rage au moins trois mois avant son arrivée dans l’Union européenne, attesté dans un certificat sanitaire établi par un vétérinaire officiel du pays de provenance.

Le non-respect de ces prescriptions réglementaires fait l’objet de peines d’amendes.


Sources : Institut Pasteur, Ministère de l'Agriculture, Ministère de la Santé.

Plus d'infos sur garealarage.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Hervé Fouassier, président de la section Corbeilles-Nangis de Cristal Union, appelle les planteurs à ne pas détruire trop vite les parcelles touchées par le rhizopus, des solutions de valorisation étant encore à l’étude.
Une campagne betteravière hors norme à Corbeilles
Après un été marqué par une sécheresse exceptionnelle, la campagne betteravière se déroule sous tension à Corbeilles-en-Gâtinais…
À Faverelles, lundi 19 octobre. Frédérique Toussaint, Willem Boode, Mickaël Bedu, Rémi Toussaint et Manuel Leteur (de g. à d.) se sont réunis pour évoquer les conséquences de la sécheresse sur leurs exploitations et l’alimentation des troupeaux.
Dans l'est du Loiret, la sécheresse met les exploitations à rude épreuve
Réunis à Faverelles (Loiret) lundi 19 octobre, chez Manuel Leteur, plusieurs agriculteurs de l'est du Loiret et de la Nièvre…
[VIDÉO] Punaises des céréales : le colza face à des attaques inédites
Longtemps restées anecdotiques en France, les punaises des céréales provoquent cette année des dégâts importants dans plusieurs…
Mercredi 7 octobre, à Champseru. Le préfet, Xavier Pelletier (à d.), est sensibilisé aux problématiques de la filière betteravière par le président de la CGB CVL, Xavier Pelé, et le producteur Damien Delachaume.
Le nouveau préfet d'Eure-et-Loir mis face aux problématiques agricoles
À l'invitation de la FNSEA et de JA 28, le nouveau préfet d'Eure-et-Loir a visité deux exploitations mercredi 7 octobre. Il…
Vendredi 16 octobre, à Boissy-lès-Perche. Marco Mandrillo est le responsable marketing d'Andros Foodservice, Jérôme Chapon préside l'APL2A, Justine Rousseau fait le lien entre les éleveurs et Andros, Anthony Chapon est l'éleveur qui reçoit tout le monde (de g. à d.).
Andros Foodservice invite la presse au Gaec du Bois Spert
Andros Foodservice a convié la presse vendredi 16 octobre au Gaec du Bois Spert, pour lui faire découvrir sa filière éthique…
Le Mée-sur-Seine jeudi 8 octobre. Les partenaires du centre de gestion sont venus nombreux assister à ce rendez-vous annuel toujours très attendu.
CERFrance : une campagne 2026 qui met à l’épreuve les équilibres économiques
La réunion conjoncture du CERFrance Champagne Nord-Est Île-de-France le jeudi 8 octobre au Mée-sur-Seine a permis de…
Publicité