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Une filière « numérique et agriculture » présentée à la chambre

Réunis en session le 24 novembre, les membres de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir se sont penchés sur le budget initial 2015, ont adopté une motion visant à soulager les agriculteurs en difficulté et étudié l’opportunité de développer une filière agriculture et numérique sur le territoire.

Le 24 novembre, à Chartres. Le préfet d’Eure-et-Loir, Nicolas Quillet (à g.), a assisté pour la première fois à une session de la chambre d’Agriculture qui s’est penchée sur la constitution rapide d’une filière « numérique et agriculture » sur le territoire.
Le 24 novembre, à Chartres. Le préfet d’Eure-et-Loir, Nicolas Quillet (à g.), a assisté pour la première fois à une session de la chambre d’Agriculture qui s’est penchée sur la constitution rapide d’une filière « numérique et agriculture » sur le territoire.

« Un pari nous est proposé par un certain nombre d’interlocuteurs », a lancé Éric Thirouin en ouverture, le 24 novembre, de la seconde partie de la session de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir qu’il préside : « Il s’agit d’un projet un peu fou où pourraient se croiser des opportunités. Et donc, pourquoi ne pas essayer de booster l’emploi sur une activité forte, l’agriculture, et d’avenir, en créant une filière alliant numérique et agriculture ? »

C’est Maxime Cornuau, chef de projet Lab 28 au conseil général d’Eure-et-Loir, qui a été chargé de présenter les grandes lignes du projet aux membres de la chambre consulaire : « Le territoire est reconnu pour être à la pointe en matière d’agriculture innovante », a-t-il souligné : « Il s’agirait donc de développer un écosystème territorial d’innovation. » Première étape du projet : « créer dès 2015 un laboratoire d’innovation dans le Dunois, qui serait un accélérateur de projets innovants et où pourraient incuber des start-up ». Un peu à l’image de ce que propose le Crédit agricole rue de La Boétie à Paris (notre édition du 7 novembre), une expérience qui peut s’avérer précieuse en matière de pilotage.


Le projet pourrait s’appuyer sur des fonds du Pays dunois, par le biais du CRSD (contrat de redynamisation des sites de défense), entre deux et trois millions et demi d’euros, liés à la fermeture de la base aérienne de Châteaudun : « L’État sera à vos côtés », a promis la sous-préfète de l’arrondissement, Sophie Roblin : « Mais il faut agir vite. Une fois acté, vous avez trois ans pour dépenser les fonds. Pour les entreprises, un dispositif fiscal de type “zone franche” est mis en place pour cinq ans. J’ai pris le pouls et il y a déjà des contacts intéressants… » « Nous avons le soutien de l’État, du conseil général, il ne nous reste qu’à attirer des volontaires », a relevé Éric Thirouin, ajoutant : « La mission de la chambre serait de trouver des agriculteurs motivés pour offrir un champs d’expérimentation et de réflexion à ces start-up. Mais si nous voulons réussir, nous devons tous tracter dans le même sens et viser au-delà de Châteaudun, réfléchir à un rayonnement beaucoup plus large. » À l’image de celui de la Cosmetic valley…


« Réfléchissez vite ! », a conseillé Philippe Vigier, le député de la quatrième circonscription : « De son côté, le conseil général du Loiret est en train de réfléchir lui aussi. La concurrence entre les territoires est là. Il faut profiter de cette double opportunité, liée à des souffrances, le départ d’Axéréal à Orléans et le CRSD. Il faut une détermination absolue, mais nous ne nous laisserons pas voler ce projet qui est un projet eurélien. »
« Il y a le conseil général, le conseil régional, le Crédit agricole qui dit banco pour être pionnier dans cette dynamique, il y a la CCI, il y a la sous-préfecture de Châteaudun, il y a des élus, il y a Nermont, qui en sera le réceptacle, il y a l’ensemble des OPA… Qui va fédérer tout le monde dans cette dynamique-là ? Faut-il envisager un comité de pilotage pour avancer et formaliser les choses ? », a demandé le président de la chambre d’Agriculture. « En tout cas, il est impératif de vous mettre en ordre de marche le plus vite possible », a conclu Sophie Roblin.

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