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Une nouvelle parcelle investie par les gens du voyage

Vers Houdan (Yvelines), la famille Le Guillous a subi l’occupation de ses terres par les gens du voyage.

A Saint-Lubin-de-la-Haye (Eure-et-Loir), le 17 juillet. La famille Le Guillous a subit l’occupation de gens du voyage dans une de ses parcelles d’herbage.
A Saint-Lubin-de-la-Haye (Eure-et-Loir), le 17 juillet. La famille Le Guillous a subit l’occupation de gens du voyage dans une de ses parcelles d’herbage.

A Saint-Lubin-de-la-Haye, commune limitrophe entre l’Eure-et-Loir et les Yvelines, la famille Le Guillous a débuté la moisson dans un contexte particulièrement difficile.

En quelques minutes un dimanche de juillet, Patrick et son fils, Quentin, ont vu débarquer dans une de leurs parcelles, une centaine de caravanes de gens du voyage. « Ils se sont installés sur une parcelle d’herbage et occupent environ deux hectares », déplore Patrick Le Guillous, qui fait état d’une cohabitation très difficile.

« Depuis qu’ils sont là, nous avons des dégâts dans les cultures voisines car ils y font leurs besoins. Ils bloquent aussi l’accès au chemin qui mène à d’autres parcelles. »

Le lendemain de l’arrivée des caravanes, un incident grave a eu lieu. « Je voulais aller vérifier mon matériel d’irrigation dans mon champ de maïs », raconte Patrick Le Guillous : « Ils m’ont arrêté avec ma voiture, m’ont menacé et m’ont frappé au visage. »

L’agriculteur porte plainte et avertit les syndicats agricoles des deux départements qui se mobilisent et envisagent une action syndicale. « Nous avions l’intention d’épandre du lisier sur la parcelle », précise Quentin Le Guillous.

Une action finalement avortée après l’intervention du sous-préfet d’Eure-et-Loir qui, après une réunion avec les agriculteurs, les représentants des syndicats agricoles et les deux pasteurs de la communauté des gens du voyage, est parvenu à négocier le départ de ces derniers deux jours plus tard.

Un compromis qui peinait encore à calmer la colère de la famille Le Guillous : « C’est totalement anormal que l’Etat ne fournisse pas de terrain pour ces gens-là et que nos terres soient impactées. Je paye mes impôts, je respecte les règles... mais où sont les lois pour eux ? » grondent-t-ils.

Si Patrick et Quentin remercient vivement les FDSEA d’Ile-de-France et d’Eure-et-Loir pour leur soutien et leur mobilisation, les deux agriculteurs affirment avoir pris une décision radicale : « Dès l’an prochain, nous remettons toutes les parcelles en culture, l’herbage, c’est terminé ».

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