Valérie Pécresse en visite dans des exploitations agricoles seine-et-marnaises
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a effectué trois visites dans des exploitations agricoles vendredi 17 avril afin de soutenir la production agricole francilienne.
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a effectué trois visites dans des exploitations agricoles vendredi 17 avril afin de soutenir la production agricole francilienne.
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, accompagnée de sa vice-présidente chargée de l’agriculture et de l’alimentation, Valérie Lacroute, et de son délégué spécial à la marque Produit en Île-de-France, au bio et aux circuits courts, Sébastien Dromigny, s’est rendue vendredi 17 avril dans trois exploitations agricoles seine-et-marnaises qui ont reçu le soutien financier de la collectivité dans le cadre de différents projets. Objectif affiché : soutenir la production agricole, en particulier des filières d’intérêt régional comme celles blé-farine, du lait, ovine ou avicole. Les échanges de cette journée étaient axés sur les voies et les moyens d’augmenter la production agricole et sa rentabilité.
Cap sur la filière avicole et le maraîchage bio
Dans un premier temps, Valérie Pécresse s’est rendue à Vulaines-lès-Provins, à la Ferme de Fontenelle. L’exploitant en agriculture biologique Brice De Bisschop s’est diversifié dans les productions d’œufs, maraîchères et ovines. Cette exploitation porte d’ailleurs un projet de nouveau poulailler de poules pondeuses, une filière en tension que la Région entend soutenir avec un objectif de + 30 % d’œufs franciliens d’ici à 2028. En dix ans, la Région a déjà investi plus de 3 millions d’euros pour la construction de poulaillers au sein de plus de 40 exploitations. Dix-sept nouveaux projets sont en cours.
La visite d'un poulailler en vide sanitaire a été l’occasion de mettre l’accent sur ce volet alors que se succèdent les crises (MHE, DNC, FCO), sans oublier les cas de salmonellose dont l’indemnisation par l’État est versée tardivement.
Concernant la partie maraîchage, « je ne mets jamais en place une culture non vendue », a souligné d’emblée l’agriculteur qui commercialise sa production via la Coopérative bio d'Île-de-France. Les difficultés à recruter de la main-d’œuvre, un sujet encore plus prégnant en Île-de-France avec le coût du logement, ont fait l’objet d’échanges. Le président de la FDSEA 77, Samuel Vandaele, en a profité pour aborder le dispositif Mes saisonniers agricoles, mis en place par la FNSEA. Il permet de recruter des travailleurs étrangers hors Union européenne, tout en déchargeant l’adhérent des formalités administratives et des délais d’attente interminables.
Transmission et diversification dans la filière laitière
Dans un second temps, Valérie Pécresse s’est rendue sur l’exploitation laitière des Grands jardins à Châteaubleau, où la jeune génération est en passe de s’installer avec un projet de production de glaces fermières. Le site est en cours d’agrandissement avec la construction d’une nurserie, d’un bâtiment spécifique pour les génisses, et d'un laboratoire pour les glaces, une diversification portée par la fille de l’éleveur Bertrand Delenclos. Ces projets de développement sont soutenus par la Région à travers deux aides Feader, le Fonds européen agricole pour le développement rural. L’exploitation a également bénéficié de l’aide exceptionnelle pour la résilience des exploitations agricoles. Si la filière lait était au cœur de la visite, celle des betteraves et ses problématiques ont également été abordées à travers le prisme des pulpes. Rappelons que les cahiers des charges pour les AOP bries de Melun et de Meaux, s’ils permettent une valorisation du lait, imposent des pulpes tracées et locales.
Du champ au pain
Enfin, au Moulin du Grand champ à Beautheil-Saints, l’exploitant agricole Alexandre Lyon, installé depuis dix ans sur la ferme familiale convertie en bio, a créé une filière de son champ de blé à deux boulangeries. Adhérent à la marque régionale Produit en Île-de-France, l’exploitation transforme son blé en farine à l’aide d’un moulin à meule de pierre. Elle est ensuite en partie transformée dans ses deux boulangeries qui proposent notamment des pains bio au levain naturel. L’entreprise a reçu plusieurs aides Feader pour plus de 85 000 euros, mais aussi une aide régionale exceptionnelle pour la résilience des exploitations agricoles, une aide à la certification biologique, et a bénéficié du dispositif Bio +.
Au fil des visites, différents élus des territoires, agriculteurs et responsables professionnels, dont le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, ont rejoint la délégation.
« Mon obsession est de créer de la valeur ajoutée à la ferme. Les subventions sont bien dépensées si on peut encore avoir une agriculture locale demain », a conclu Valérie Pécresse. Depuis dix ans, la Région Île-de-France investit fortement pour ses exploitations agricoles en déployant une politique agricole dynamique, ambitieuse et résiliente.