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Valérie Pécresse : « La bonne santé de la filière céréalière francilienne est primordiale pour l’agriculture de notre région »

La présidente de la région Ile-de-France évoque l’actualité agricole francilienne et le soutien apporté par le conseil régional à travers deux fonds d’aide.

Valérie Pécresse.
Valérie Pécresse, présidente de Région Île-de-France : « Ce Sdrif-E n’est pas un schéma comme les précédents. Il est radicalement inédit".
© DR / Archives

Horizons : Vous avez annoncé le déblocage de 6,5 millions d’euros à destination des céréaliers franciliens. Dans quel but cette aide est-elle délivrée ?

Valérie Pécresse : Après les intempéries et les inondations de fin mai-début juin, le conseil régional d’Ile-de-France avait fait face aux premières urgences en débloquant un million d’euros pour les maraîchers et les éleveurs qui ont été durement touchés. À ce moment-là, nous avions convenu de faire un bilan à l’issue de la moisson pour la filière grandes cultures afin d’évaluer les impacts sur les céréales. Il est apparu que ces événements climatiques exceptionnels ont eu des conséquences dramatiques pour les céréaliers. Tous ont observé des chutes de rendement de 50 % en moyenne et jusqu’à 70 % pour certains d’entre eux. Aucune production n’a été épargnée, les pertes sont considérables et cela intervient dans un contexte de prix bas depuis trois ans qui font souffrir les exploitations. Cette aide était indispensable car la bonne santé de la filière céréalière francilienne est primordiale pour l’agriculture de notre région.

À  qui ces 6,5 millions d’euros sont-ils destinés et comment seront-ils distribués ?

L’objectif n’est pas de colmater les trous mais véritablement d’investir pour l’avenir. C’est pourquoi nous avons décidé de flécher ces aides en direction des semences et de leur qualité génétique. Grâce à ce fonds de 6,5 millions d’euros, le conseil régional va inciter les agriculteurs à acheter des semences certifiées de céréales d’automne afin d’éviter de ressemer cette récolte, ce qui risquerait de provoquer un « effet domino » sur la prochaine moisson 2017. Nous sommes partis sur une base de vingt-cinq euros par quintal de semences certifiées. Cela devrait permettre de couvrir l’écart moyen entre le prix d’une semence certifiée par rapport à une semence de ferme. Les modalités du dispositif seront affinées lors de la séance du conseil régional le 22 septembre mais d’ores et déjà, je peux dire que la démarche sera simple : nous rembourserons les agriculteurs sur une simple facture accompagnée d’un relevé d’identité bancaire. S’agissant du million d’euros pour les maraîchers et les éleveurs, une avance de crédit a été faite à la chambre d’Agriculture qui a travaillé sur les critères d’attribution. Les premiers versements auprès des exploitants ne devraient plus tarder.

À travers ces fonds exceptionnels, vous réaffirmez le soutien de la région à l’agriculture francilienne...

Je suis très attachée à l’agriculture et aux territoires ruraux, je m’étais d’ailleurs engagée dans ce sens à travers le pacte rural que j’ai signé lors des élections régionales et que nous avons déjà largement mis en œuvre. Je souhaite faire de notre agriculture une filière d’excellence pour notre région, basée sur l’investissement et l’innovation. Il était donc nécessaire de réagir à la hauteur de la catastrophe. À présent, plusieurs dossiers s’imposent à nous. Il faut que l’État planche sur un outil assurantiel performant. Nous le savons, ce type d’événement climatique va se répéter et nous devons pouvoir y faire face de façon efficace. Aussi, je crois en la nécessité d’aller vers plus de recherche et d’innovation et il en sera d’ailleurs question lors de la conférence agricole que la région organisera le 21 septembre.

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