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Arboriculture
Verger-cueillette de Saint-Soupplets : nouveau venu à la Balade du goût

Première participation à la Balade du goût pour le verger-cueillette de Saint-Soupplets (Seine-et-Marne) qui proposera des dégustations de jus de pomme et pétillant, ainsi que des conseils pour bien cueillir une pomme.

Créé en 1992, le verger-­cueillette de Saint-Soupplets, nouvel adhérent de Bienvenue à la ferme, participera pour la première fois à la Balade du goût ces samedi 9 et dimanche 10 septembre. L’exploitante, Delphine Maurice, apportera aux visiteurs des conseils pour bien cueillir une pomme et proposera des dégustations de jus et de pétillant de pomme. « Nous nous tenons prêts à répondre à toutes les questions également », note-t-elle.

Ce verger, adossé à une exploitation de grandes cultures, s’étend sur environ 2 hectares, répartis sur deux sites distants de quelques centaines de mètres. Il accueille les clients de fin août (le 3 septembre cette année) au 11 novembre, sept jours sur sept. Les sites ouvrent à tour de rôle en fonction de la maturité des fruits.

Une quinzaine de variétés de pommes et quatre de poires sont proposées sous forme de cueillette. Des pommes, en fonction de la production de l'année, sont transformées en jus et pétillant. Delphine Maurice commercialise également les pommes de terre de son beau-frère et les œufs et miel de producteurs du secteur. « Mes parents étaient précurseurs de la vente directe de pommes dans l’Aisne, note l’exploitante. Ici la cueillette est libre avec un tarif unique quelle que soit la variété (pommes à couteau ou à cuire uniquement) ». Une partie de la production est aussi écoulée via des magasins spécialisés et boutiques à la ferme dans un rayon de 45 km. Un regret pour l’exploitante  : les cantines qui ne jouent pas le jeu du local.

« Ne proposant qu’une gamme réduite de produits, une majorité de pommes, je suis obligée de proposer un prix attractif. Les clients veulent de belles et grosses pommes à cueillir à proximité. » Les petits calibres attirent peu sa clientèle qui n’hésite pas à faire 20-25 km, voire 45 km, pour apprécier la quiétude du verger. Le week-end, de nombreuses familles originaires de Paris ou de Seine-Saint-Denis s’y pressent.

Si les anciennes variétés, à l’instar des légumes, reviennent en force, de nouvelles font aussi leur apparition. « Nous essayons de nous renouveler avec des pommes moins fragiles, nécessitant moins de soins sans avoir à les éclaircir. » Elle a également une forte demande en poires, car il y en a peu sur le marché mais c’est un fruit plus compliqué à cultiver.

Et cette année, le gel d’avril n’a pas épargné le verger avec une perte moyenne de 30 % de la production. « La reinette du Canada a été réduite à néant, la red star n’est présente que sur un des sites. »

En parallèle, Delphine Maurice accueille des classes de primaire. « Cela marche très bien en particulier avec les écoles de Seine-Saint-Denis. Je leur présente les quatre saisons de la pomme. Chaque élève en cueille un kilogramme et croque dans un fruit au milieu du verger. Les accompagnateurs peuvent ramasser ce qui est au sol. » Ainsi, les enfants comprennent mieux l’origine du fruit qu’ils mangent.

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