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Fraisiculture
Vincent Portier lance sa première récolte de fraises

Les fraises sont de sortie et les cueilleurs s’activent pour remplir les barquettes de 250 ou 500 grammes. Vincent Portier, fraîchement installé en tant que producteur de fraises à Tour-en-Sologne revient sur cette campagne 2024.

Les producteurs de fraises sont actuellement en pleine activité. La saison est bel et bien lancée et ce n’est pas Vincent Portier, producteur de fraises à Tour-en-Sologne qui dira le contraire. « Nous avons toutes les variétés qui sont à cueillir en même temps en ce moment. Nous sommes au pic de la récolte » affirme le producteur en même temps qu’il agence les différents plateaux remplis de barquettes de fraises. Des gariguettes, des magnums ou encore des charlottes remplissent les étals des différents marchés et primeurs en ce moment grâce à des cueilleurs, qui sont de plus en plus difficiles à trouver. « La plus grande problématique de mes débuts en tant que producteur reste la main d’œuvre. Aujourd’hui, nous attendions treize saisonniers, mais nous n'étions que dix. On doit gérer cela au jour le jour et c'est source de gros tracas quotidiennement » regrette Vincent Portier.

Incertitude à cause de la main d'oeuvre

Même si l’exploitant agricole ne rencontre pas forcément de grande difficulté pour sa première année, la main d’œuvre reste son principal point noir. D'ailleurs, les deux prochaines semaines seront décisives pour lui, car il faudra maintenir le rythme avec des cueilleurs motivés, « ce qui n'est pas évident à trouver. » Pour le reste, la météo est en ce début d’année 2024 l’alliée des fraises. « La maturité n’avance pas trop vite, ce qui nous évite d’avoir trop de fraises à ramasser d’un seul coup. Si nous avions eu un coup de chaud, cela aurait pu être fatal » précise-t-il. Actuellement, certains voyants sont aux verts avec une consommation au rendez-vous autant que les rendements. À la tête d'une production de fraises de 16 000 m² de surface, 100 % en hors sol, répartis dans 58 tunnels de 60 mètres de long, Vincent Portier est pour le moment plutôt ravi de la campagne 2024 malgré quelques problèmes à régler. « L’organisation n’est pas encore optimale. C’est tout un rythme à prendre que ce soit pour moi ou les équipes de salariés » explique le jeune producteur.

Marché porteur

Le marché est pour le moment très porteur et « les prix sont bien là ». À titre d’exemple, alors que la majorité des productions de fraises charlottes ont terminé leur premier jet et vont commencer le deuxième, les variétés plus tardives que cultive Vincent Portier sont en plein rendement. « Nous sommes à des prix qui sont au-dessus de la normale avec + 170 %. C’est très positif, mais c’est aussi d’autant plus frustrant de ne pas pouvoir toutes les cueillir à cause d’un manque de main d’œuvre » reconnaît-il.

Une organisation cadrée

Le jeune installé travaille en collaboration avec le Cadran de Sologne et se doit de respecter un cadre précis. Alors que la récolte commence à 6 h 30 le matin, il est impératif qu’elle se termine aux alentours de 12 h 15 au plus tard afin de pouvoir les transporter à la coopérative et ainsi participer à la vente de 13 h 30. « Étant donné que c’est ma première année, il est vrai qu’il m’arrive un peu de déborder sur les horaires » admet-il avec le sourire. L’exploitant agricole qui possède une réserve d’eau de 10 000 m³ qui est remplie l’hiver par forage et qui permet d’irriguer la production au printemps et en été, a pour le moment été très peu utilisée. « Avec ce temps-là, mes réserves en eau ne diminuent pas beaucoup. La réserve a dû à peine descendre de 50 centimètres alors que nous sommes en pleine récolte. »

Même si, pour le moment, ses récoltes restent incertaines à cause du manque de main d'œuvre, Vincent Portier espère qu'il pourra maintenir le rythme actuel dans les prochaines semaines.

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