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Vingt-cinq siècles nous contemplent

Le site archéologique de l’Acropole est l’un des plus fréquentés au monde. Ce vaste complexe religieux propulse le visiteur en plein âge d’or de la civilisation grecque.

De nuit, c’est comme un vaisseau-fantôme qui veille sur le ciel d’Athènes.

Etymologiquement « point culminant de la ville », l’Acropole est juchée au sommet d’un plateau calcaire haut de 156 mètres. Elle est habitée dès le Néolithique, puis sert au XIIIe siècle av. J.-C. de résidence aux seigneurs mycéniens, de sanctuaire et de lieu de repli en cas d’attaque.

Elle devient ensuite exclusivement un lieu de culte dédié à celle qui protège la cité : Athéna, déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière.

Phases de construction, de rénovations et d’agrandissements se succèdent au gré des invasions.

Au Ve siècle av. J.-C., l’homme d’Etat Périclès lance de grands travaux de réaménagement de l’Acropole pour en faire le symbole de la puissance d’Athènes, alors en plein âge d’or. Il fait bâtir les monuments de marbre que l’on visite aujourd’hui.

D’abord on traverse les Propylées, l’imposante porte d’accès au sanctuaire. À droite, le temple d’Athéna Nikè (« la victorieuse ») surplombe la « voie sacrée » qu’empruntaient les processions en l’honneur de la déesse.

Plus loin, voici l’Érechthéion, célèbre pour son portique des Caryatides : six « femmes-piliers » qui esquissent un pas de danse.

Et bien sûr, le plus majestueux des temples grecs : le Parthénon. Il abritait le trésor athénien et une statue monumentale d’Athéna Parthénos (« la vierge »), haute de presque douze mètres, faite d’or et d’ivoire. Les frontons et les frises du Parthénon évoquaient des épisodes mythologiques et historiques. Le musée de l’Acropole, situé en contrebas du sanctuaire, en donne un aperçu passionnant.

L’Acropole sera par la suite modifiée et endommagée.

Le Parthénon devient église à l’époque byzantine, mosquée sous l’occupation ottomane. Un boulet de canon vénitien le défigure en 1687, un ambassadeur écossais le spolie de ses bas-reliefs en 1801.

Des travaux de restauration sont en cours depuis une quarantaine d’années.

Périclès voulait créer un ensemble qui frappe le visiteur par ses dimensions et sa magnificence. Le pari est tenu, encore aujourd’hui.

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