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WWF et FNE plaident la cause de l’élevage allaitant français

L’élevage de bovins allaitants a de nombreux atouts, ont expliqué WWF et France Nature environnement (FNE), lors d’une table ronde organisée à l’Assemblée nationale, le 11 février. Pour autant, elles plaident toutes les deux pour une réduction de la consommation de viande de bœuf.

Deux organisations environnementales, le WWF et France Nature environnement (FNE) ont plaidé la cause de l’élevage de bovins allaitants, lors d’une table ronde «Elevage et environnement», organisée le 11 février, à l’Assemblée nationale. «L’élevage de bovins viande tel qu’il est pratiqué en France a pas mal d’atouts », a expliqué Arnaud Gauffier, responsable agriculture durable chez WWF France. «Il a un très fort lien au sol, il est essentiellement basé à l’herbe, il a des atouts en matière de valorisation du paysage, de maintien des emplois dans les territoires». Dans le cadre d’une rémunération des services éco-systémiques, pour lequel plaide le WWF, l’élevage allaitant «tirerait son épingle du jeu» par rapport aux exploitations spécialisées en grandes cultures, estime-t-il. L’ONG fait une distinction claire entre l’élevage de bovins viande et l’élevage laitier, «qui n’est pas alimenté à 80% avec de l’herbe, mais plutôt à 50%», et où l’on constate, selon lui, des «conduites plus intensives qui font appel à des céréales et du soja». Il met aussi au ban les deux autres principales filières animales. «Je ne suis pas sûr que l’élevage porcin ou de volailles, tel que pratiqué en France, contribue beaucoup au façonnement de nos paysages», estime Arnaud Gauffier. Même discours de la part de Jean-Claude Bévillard, secrétaire national agriculture de la FNE : «Les élevages hors sol sont environnementalement quasi insoutenables», estime-t-il.

Partisans d’une baisse de la consommation

Les deux associations plaident de concert pour une baisse de la consommation de viande de bœuf : «De fait, on est déjà sur une baisse en France, observe Arnaud Gauffier. Mais on constate un report inquiétant vers les viandes travaillées, type saucisson, plats préparés, qui sont pires que les steaks au niveau sanitaire et environnemental». L’ONG plaide pour «manger du bœuf, du bon, mais pas forcément tous les jours». Pour FNE également, «la réduction du cheptel est indispensable». Toutes deux plaident pour que celle-ci se déroule selon une «régulation par le lien au sol». Autrement dit: «On garde les animaux que l’on peut nourrir sur un territoire, sans aller chercher outre-mer ou dans des régions éloignées».

FNE : "Le bilan carbone de la ferme des 1 000 vaches pas si mauvais"

«On aborde parfois l’environnement sous un seul aspect », constate Jean-Baptiste Dollé, responsable environnement à l’Institut de l’élevage, lors d’une table ronde «élevage et environnement organisée le 11 février, à l’Assemblée nationale. Il plaide pour une «approche globale» de l’impact environnemental de l’élevage. Attention au risque de «diffuser un conseil favorable à un certain impact environnemental, mais défavorable à un autre, comme la qualité de l’eau ou la biodiversité», prévient-il. Arnaud Gauffier, responsable agriculture durable chez WWF France, s’accorde avec l’Institut de l’élevage sur ce point, et plaide pour une approche «multi-critères». A titre d’exemple, il remarque que le «bilan carbone» de la ferme des 1 000 vaches n’est pas si mauvais par rapport à un éleveur à l’herbe du Limousin. Et ce n’est pas le modèle de ferme que défend l’ONG.

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