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Élevage
2020 : « une année compliquée » pour Alysé

Jeudi 22 avril, la coopérative Alysé a tenu son assemblée générale ordinaire en visioconférence.

Le président et le directeur d’Alysé, Nicolas Michaud et Marc Belvalette, ont animé l’assemblée générale de la structure jeudi 22 avril. Il était question de faire le rapport de l’exercice clos au 31 décembre 2020.

Un bilan douloureux pour l’entreprise. « L’année 2020 aura encore été une année compliquée pour Alysé. La coopérative a été impactée par la pandémie », introduit Nicolas Michaud.

Impact de la Covid-19

Dans un contexte de pandémie mondiale, le bureau d’Alysé a dû prendre la décision de stopper l’activité durant le premier confinement, ses missions étant jugées non essentielles.

« Les salariés ont bénéficié du chômage partiel mais la coopérative a maintenu le niveau de salaires des collaborateurs de terrain, souligne le président. Pour l’élevage, dans la zone Alysé, le contexte économique en termes de revenus n’est toujours pas satisfaisant pour les éleveurs laitiers et allaitants. Les cours ont été fortement dégradés à la suite de la crise sanitaire, conséquence directe de la fermeture de la restauration ».

Défi : sécurité fourragère

À cela s’ajoute un contexte climatique difficile. La sécheresse représente un véritable problème. « Une grande partie des éleveurs ont eu un déficit de rendement des récoltes fourragères tout au long de l’année », précise Nicolas Michaud. En effet, 2020 aura été une année particulièrement sèche du printemps à l’automne.

« Le réchauffement climatique est malheureusement, bel et bien enclenché. La sécurité fourragère est un véritable défi pour les éleveurs. L’équipe fourrage s’investit énormément afin d’accompagner les adhérents et pour trouver des solutions alternatives », poursuit le président.

Ce dernier et le directeur rappellent que l’outil AgriNIR et le suivi des matières sèches maïs permettent à leurs adhérents de réaliser des analyses complètes et de déterminer les dates optimales de leurs récoltes : « C’est un moyen de programmer vos chantiers d’ensilage. Des journées sont dédiées sur vos zones pour analyser vos fourrages avant la récolte ».

Des baisses dans tous les secteurs

Dans ce contexte difficile, Alysé connaît des arrêts d’élevages dans la zone. « Concernant la partie lait, nous baissons notre activité de 6,5 % avec une perte de 3,5 % du cheptel. En bovin viande, nous perdons 5 % d’adhérents, tandis qu’en ovin la baisse est de 40 %, due à la reprise dans le Loiret d'une partie du contrôle de performances par un autre opérateur.

Concernant les caprins, nous constatons également une baisse de 12 % malgré l’absence d’activité liée à la Covid au moment des mises bas », énonce Nicolas Michaud. Malgré tout, la coopérative garde une dynamique de relance en démarrant un groupe ovin animé par un nouveau technicien ovin.

Côté financier, 2020 n’est pas une bonne année pour les comptes d’Alysé. Le chiffre d’affaires et le produit ont baissé de 10 % et les charges de 2,5 %. Le résultat net est négatif de 363 819 euros.

Collaboration avec les chambres d’Agriculture

L’alliance entre Alysé et les chambres d’Agriculture est toujours d’actualité. Le président de la structure assure « qu’elle sera renforcée et précisée afin d’apporter le complément des expertises nécessaires à l’élevage de notre zone.

Cette alliance s’élabore en cohérence avec les projets de mandatures de chaque chambre d’Agriculture et dans le cadre d’actions concertées autour de la thématique de la relance de l’élevage, notamment dans l’Aube et dans le Loiret avec la démarche ‘‘Osons l’élevage’’ ».

La coopérative a notamment l’intention de déposer plusieurs dossiers aux chambres d’Agriculture afin de parler du climat, de la Pac et de la complexité des PCAE (Plans de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles).

Enfin, Alysé souhaite rester une coopérative de proximité pour les éleveurs. Dans ce cadre, elle prévoit de trouver d’autres alliances avec ses voisins travaillant sur la partie élevage.

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